Les habitants des huit villages que compte la commune de Béni Zikki, relevant de la daïra de Bouzeguène, ont procédé, hier matin, à la fermeture de leur mairie, de la daïra, du siège de l’agence SDC et celui de l’inspection des impôts, pour une durée indéterminée. Ils réclamaient leur «droit au gaz de ville», le projet étant bloqué par l’opposition des citoyens du village Taourirth. Ils brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Levée de l’opposition» ; «Aït Zikki commune oubliée» ; «Aït Zikki la commune la plus froide de la daïra». Un membre du comité de village nous dira : «Nous avons tenu plusieurs réunions avec les responsables locaux et des représentants du village Taourirth, mais en vain. Hier encore, le chef de daïra nous a informés que les habitants de Taourirth ne veulent toujours pas céder. Les fausses promesses et l’insouciance des autorités locales nous ont poussés à mener cette action pour nous faire entendre. Nous sommes à plus de 1 500 mètres d’altitude et en hiver l’épaisseur de la neige atteint plus d’1m50. Nous aurions dû être les premiers à être alimentés en gaz de ville, mais on ne l’est toujours pas. Le projet est pourtant inscrit depuis 2012. On a pu lever toutes les oppositions, sauf celle des villageois de Taourirt qui disent craindre de perdre leur source d’eau à cause des travaux. En attendant, Béni Zikki est pénalisée». Les villageois protestataires se disent décidés à maintenir leur action jusqu’à satisfaction totale de leur plate-forme de revendications, à savoir «la levée de l’opposition à Taourirth, la reprise immédiate des travaux de gaz haute et basse pression et la remise en état des routes». «Nous interpellons les autorités locales et de willaya pour se pencher sérieusement sur ce problème qui pénalise notre commune et son développement. Nous n’avons aucun problème avec les villageois de Taourirth, nous reprochons juste aux autorités leur incapacité à trouver une solution à ce blocage», tiendra à préciser un porte-parole.
Fatima Ameziane

