Depuis que l’ancien directeur l’a quittée, la maison de jeunes d’Aïn El Hammam demeure sans responsable à ce jour.
L’ex-FAJ qui a vu ses activités réduites au maximum ne possède plus que les bureaux de l’administration et quelques locaux occupés par des jeunes qui ne veulent les quitter sous aucun prétexte. Le reste des salles a été transféré, comme nous l’avons déjà rapporté, à la direction de l’éducation qui les utilise comme salles de cours, en attendant la reconstruction de l’école primaire de garçons du centre ville, démolie pour «cause de glissement de terrain», avait-on indiqué, il y a environ cinq ans. Pour palier cette défection, il ne restait que la maison de jeunes mitoyenne de la défunte structure éducative pour éviter la rue à des centaines d’enfants. Une situation qui a pénalisé les jeunes adhérents de l’ex FAJ, contraints, de ce fait, à faire l’impasse sur de nombreuses activités et concentrer certaines autres, au sein d’un seul local. Devenu peu rentable, la DJS avait entrepris alors de le fermer et de le céder en totalité à l’école primaire dont le besoin en classes se fait sentir chaque année un peu plus. Mais c’était sans compter sur la ténacité des adhérents qui avaient refusé de quitter les lieux. À raison d’ailleurs, puisqu’on ne leur avait pas proposé de locaux de substitution. Même après le départ du responsable, quelques activités continuent d’exister, attirant, comme d’habitude, quelques jeunes qui ne demandent qu’à être encadrés. Avec la multiplication des lieux de culture, ces derniers temps, à Ain El Hammam, les activités pourraient être délocalisées vers le centre culturel «Matoub Lounes», avec l’approbation de la direction de la culture, ou vers la bibliothèque communale, pour peu que les responsables se concertent dans l’intérêt de tous. La musique et le théâtre pourraient trouver leur place, comme il y a peu, à la salle de cinéma alors que la bibliothèque qui dispose de plusieurs salles deviendrait le lieu privilégié de rencontres des animateurs du club d’astronomie et des arts plastiques. Cependant, rien ne serait possible sans directeur. La maison de jeunes serait alors vouée à la disparition, d’autant plus que les bâtiments commencent à donner des signes d’usure.
A. O. T.

