Point du jour – Quand l’investissement est refusé par l’élu !

S. Ait Hamouda

L’investissement dans la wilaya de Tizi-Ouzou est la victime de ses élus. Pas tous heureusement ! Mais il existe des élus de ce genre ! Qui bloquent ! C’est le wali, lui-même, Mohamed Bouderbali, premier administrateur de la wilaya qui jette le pavé dans la marre. Et le comble ce n’est pas faux ! N’est-ce pas désarçonnant qu’une personne placée par la vox populi puisse renier ses promesses faites lors de sa campagne ? N’est-ce pas incompréhensible, n’est-ce pas inconcevable que cela se passe, et en plus avec l’aval de qui de droit ? L’investissement, porteur d’emplois et d’intérêt pour la commune et la daïra, ne mérite-t-il pas la moindre attention, dut-elle être prometteuse, dut-elle être attrayante, dut-elle être valorisante pour les localités concernées ? Nous ne visons pas les intérêts bassement sonnants et trébuchants des intéressés, pour leurs basses besognes, nous ne faisons que le constat de leurs attributions détournées et contournées avec les talents d’usage. Ce sont des comportements nuisibles et néfastes pour le pays, la région et la zone, parce que la nocivité de ces turpitudes nuit, totalement, aux électeurs et partant à l’élu. Pour l’élu et ce qu’il a promis avant de recevoir le mandat de ceux qui l’ont désigné au poste qu’il occupe pour contrer, par la suite, les projets de ceux qui veulent du bien à sa daïra ou sa commune. Ceux qui veulent investir, apporter leurs deniers, leur savoir-faire, leur générosité mal vus et qui se trouvent dès lors mal venus, et embarrassants aux yeux de ces membres des APC. Que le wali de Tizi-Ouzou l’annonce publiquement en les mettant, ce-faisant, devant leurs responsabilités, n’est pas un hasard ou un effet d’annonce. C’est une vérité et ils se doivent de l’assumer. La wilaya a besoin de projets sérieux et conséquents pour sortir du sous-développement dont elle pâtit depuis belle lurette. Qu’à cela ne tienne, les investisseurs qui veulent installer des projets ambitieux dans la région finiront, en cas de refus, par opter pour une autre, qu’on le veuille ou pas. Et ceux qui leur refusent de s’installer, directement ou indirectement, doivent prendre leurs parts d’implication et advienne que pourra.

S. A. H.