Par le passé, Larbaâ Takdimt, un hameau situé à 4 kms du chef-lieu communal de Boudjellil, était un lieu où se tenait un marché hebdomadaire, où l’on venait de toutes les localités avoisinantes pour écouler les marchandises ou faire des emplettes. Ce souk était bien placé, car il était fourni en fruits et légumes produits dans les vastes vergers alentours situés dans les villages d’Aftis, Ichikar, Ichou, et bien d’autres. Depuis que ce marché a été délocalisé, la localité est tombée en désuétude. Aujourd’hui, les quelque 400 habitants de ce hameau peinent à voir leur cadre de vie s’améliorer. Une litanie de carences et autres insuffisances sont répertoriées dans cette petite bourgade, comme la pénurie de l’eau potable, le manque de transport de voyageurs, l’absence de commerces, la dégradation des différents accès internes, l’insuffisance du réseau de l’assainissement, etc. « Notre hameau manque de tout. La vie quotidienne y est devenue comme un purgatoire. Pour faire des emplettes, nous sommes obligés d’aller ailleurs, car chez nous il n’y existe pas la moindre ombre d’une boutique! « déplore un habitant de ce hameau. Bien qu’il soit traversé par le CW42 A, qui connaît une circulation assez importante, Larbaâ Takdimt reste toujours en proie à l’isolement car aucun fourgon ne dessert cette bourgade. Les habitants non véhiculés se rabattent sur l’auto-stop pour sortir de leur hameau. Les élèves habitant au niveau de cette zone rurale trouvent toutes les peines pour suivre correctement leur scolarité à cause de ce problème de transport. On les trouve regroupés sur les accotements en attendant un hypothétique véhicule qui les délivrerait de leur calvaire en dehors des horaires du ramassage scolaire. Et c’est aussi dans ce hameau qu’il existe un ensemble de 48 locaux commerciaux, réceptionnés en 2008, mais qui n’ont jamais servis et ce, à cause de leur situation peu stratégique, étant donné qu’ils sont construits dans cette petite bourgade où aucune activité commerciale et artisanale ne pourrait réussir.
S. Y.
