Les portraits des deux martyrs du printemps noir, tués à Aïn El Hammam sont dans un état déplorable. Installés en évidence sur les lieux de leur assassinat, en face de l’ex brigade de gendarmerie d’Aïn El Hammam, à l’entrée de la cité Sidi Ali Ouyahia, les deux panneaux portant les photos de Nadia et de celui qui a tenté de l’évacuer vers l’hôpital au moment où elle agonisait, ont dans un premier temps subi la patine du temps. Mitoyens d’un chanter de construction, les portraits ont été éclaboussés par du béton qu’on y a coulé. Les habitants du quartier tout comme les passants vers le lycée de jeunes filles sont outrés de remarquer une telle injustice. Impuissants, ils ne peuvent que dénoncer cette situation à laquelle peuvent remédier les défenseurs de la cause pour laquelle les deux jeunes ont perdu la vie. Des associations de jeunes se réclamant des dignes héritiers des victimes du printemps berbère, des peintres et autres, peuvent prendre les choses en main afin que la région n’oublie pas qu’elle a perdu Nadia et Nait Amara Omar un certain 28 Avril 2001. L’anniversaire de leur mort n’est pas loin. Des portraits plus frais seraient un hommage appuyé à leur rendre.
A. O. T.
