Depuis son inauguration qui remonte à plusieurs années, le centre culturel Matoub-Lounès fonctionne au ralenti. Cette structure chargée de promouvoir et d’encourager les manifestations artistiques et culturelles n’assume toujours pas, hélas, sa fonction. A l’exception de quelques activités sportives qui s’y pratiquent, karaté, culturisme (Body building), le centre ne connaît aucune activité apparente, tandis que les jeunes de ce village se morfondent dans l’oisiveté. « Nous voudrions bien que ce centre s’investisse dans des expositions de livres, de peintures, de galas artistiques, mais ces activités sont uniquement réservées aux grandes occasions », témoigne un jeune visiblement très branché sur le domaine culturel, avant d’enchaîner : « c’est comme si la culture était occasionnelle ». En effet, cette structure est censée être un espace qui doit accueillir les jeunes artistes et créateurs, au quotidien, pour débattre de projets culturels communs ; mais ce centre a décidemment du mal à remplir son rôle, et surtout à répondre aux exigences des jeunes. Faute de moyens ou mauvaise gestion, les jeunes demeurent marginalisés et souffrent énormément de cette situation. Il serait souhaitable que les autorités concernées conjuguent leurs efforts et collaborent conjointement afin de redynamiser la culture et qu’elles puissent améliorer les conditions d’accueil de ce centre culturel, pour que ce dernier mérite entièrement le nom qu’on lui a attribué.
Drifa Berkai
