Brèves de Aïn El Hammam

La grève des paramédicaux sans incidences sur le service

Si à l’entrée de l’hôpital de Aïn El Hammam une pancarte indique « grève des paramédicaux », à l’intérieur, rien ne laisse apparaître une perturbation quelconque du service. Les infirmiers que nous avons abordés sont catégoriques : « Nous sommes en grève ». L’appel de leur syndicat a eu l’écho escompté, bien que le débrayage soit difficile à mettre en pratique. C’est ce que nous explique Rachid, un chef de service. « Tous les paramédicaux ont suivi le mouvement », affirme-t-il, ajoutant qu’un service minimum est assuré. Un technicien de la santé abonde dans ce sens : « Nous travaillons avec des malades qui nécessitent des soins réguliers et la présence constante d’infirmiers. On ne peut les abandonner, quelles que soient nos revendications ». A l’instar des services de médecine, de chirurgie et des autres, le pavillon des urgences fonctionne sans restrictions. C’est dire que si les travailleurs du secteur économique peuvent exercer une pression sur leur tutelle, en paralysant une usine, ceux d’un hôpital ne peuvent, en réalité, que manifester pacifiquement leur colère. Faut-il qu’un jour ils mettent dehors, tous les malades pour qu’on décide à les entendre ?

De jeunes biskris à Aïn El Hammam

Une trentaine de jeunes, représentant la wilaya de Biskra, se trouvent actuellement à Aïn El Hammam, où ils sont hébergés à l’ex-hôtel devenu depuis peu auberge de jeunes. Bien qu’ayant élu domicile à l’ex-Michelet, la délégation se rendra dans plusieurs localités de la wilaya de Tizi Ouzou, suivant un programme tracé par le directeur de l’auberge de la localité. Mardi dernier, jour de marché, les musiciens ont été rabroués après avoir tenté de traverser la ville et la place du marché. Il semblerait qu’une telle manifestation serait soumise à une autorisation de la wilaya. Pourtant, ce programme d’échanges culturels est tracé par le ministère de la Jeunesse et des Sports et la prise en charge confiée à la DJS. Le groupe, accompagné de la troupe dénommée Ourlal s’est déplacé sur près de cinq cents kilomètres, pour découvrir les sites touristiques de la région, tout en essayant de donner un aperçu succinct de la culture biskrie que les jeunes d’Aïn El Hammam auront à découvrir, à leur tour, dans les mois à venir. Le public, quant à lui, est appelé à assister à l’exhibition quotidienne de la troupe folklorique qui se produit en plein air, devant la salle de cinéma, pendant qu’une exposition d’habits traditionnels se déroule à l’intérieur. Les après-midi sont réservés aux sorties vers des sites touristiques de la région. Le programme prévoit entre autres, la visite de la maison de Lalla Fadhma n’Soumer, le village de Zoubga, Azrou n’Thour, le village d’Ath L’Kaid, aux Ouadhias ou encore les ruines romaines de Tigzirt sur mer. Dans le même cadre, le programme du ministère prévoit plusieurs visites au profit des jeunes de l’ex-Michelet. Ainsi, ils auront à découvrir tour à tour, Constantine, Biskra, El Oued, Ouargla, Alger, Jijel et Adrar.

A. O. T.