Depuis belle lurette, les 24 logements sociaux locatifs de la commune d’Aït Mahmoud, relevant de la daïra de Beni Douala ont été achevés, mais le retard mis à dresser la liste définitive, des bénéficiaires, en plus de manque à gagner en matière de loyer pour l’OPGI, pénalise les citoyens nécessiteux qui attendent avec impatience un toit et expose le bâtiment à tous les risques de dégradation et d’occupation illégales. Les citoyens las d’attendre de voir la liste des bénéficiaires affichée, ne comprennent pas tout ce retard.
En effet, la liste des 24 bénéficiaires de logements sociaux dont les noms y figurent, a été arrêtée le 1er juin de l’année 2000, par la commission communale d’attribution des logements sociaux locatifs, affichée au niveau de la commune puis transmise à l’APW de Tizi Ouzou en date du 8 juillet de la même année. La commission de recours de wilaya, devrait après modification et consultation des dossiers rendre définitivement la liste des bénéficiaires dans un délai n’excédant pas les quinze jours. Devant ce retard accumulé par ladite commission de recours, d’une part, et vu que ces logements sont devenus la proie de voleurs et un lieu de débit de boissons alcoolisées d’autres part, ce bloc subit d’importantes dégradations. « Nous, les 24 bénéficiaires, ayant occupé ces logements après avoir attendu pendant 17 mois ; les élus de l’APC nous ont donné l’accord verbal pour abriter ces lieux, trois mois après, la police de Beni Douala a mené une enquête, pour occupation illicite, quatre mois après, la commission de recours de la wilaya, a programmé l’étude des dossiers d’attribution de ces 24 logements, qui sont déjà occupés par la première liste de la commission communale. Au début du mois d’août 2002, l’OPGI a remis des contrats de location à 13 bénéficiaires, alors que 11 parmi nous, ont été éliminés et remplacés par d’autres, étrangers à la liste sans affichage, au niveau de l’APC, ni au niveau de l’OPGI », déclare un bénéficiaire. A signaler que toutes les demandes entreprises auprès des services concernés (APC, daïra, wilaya) dans le but de régulariser leur situation sont restées, malheureusement sans suite.
Mouloud Zerbout
