Le centre d’hémodialyse débordé

Le centre d’hémodialyse rattaché à l’hôpital d’Akbou est, avec celui du secteur sanitaire de Bgayet, les seuls services spécialisés dans l’épuration extra-rénale des malades atteints d’une insuffisance rénale en phase terminale. Depuis le 26 septembre 1997, le centre d’hémodialyse d’Akbou offre ses prestations vitales aux nombreux malades de la région, qui ne sont plus obligés de se rendre à Bgayet pour se faire dialyser. Doté d’un parc complètement rénové, composé de 13 générateurs et d’une station de traitement d’eau flambant neuve, le service prend en charge 74 malades à raison de 3 séances d’hémodialyse par semaine.

Il y a quelques années, les malades n’avaient droit qu’à 2 séances d’épuration par semaine, ce qui les exposaient à de graves complications dont l’OAP (œdème aigu du poumon). Il convient de relever, cependant, qu’en dépit de l’acquisition récente de nouveaux générateurs, et l’augmentation de ses capacités d’accueil, les 13 postes du centre ne peuvent répondre à une demande sans cesse grandissante. La transplantation rénale en Algérie étant à ses balbutiements, 27 malades souffrant d’IRC (Insuffisance rénale chronique) n’ont d’autre alternative que de faire le poireau sur la liste d’attente.

Leur programmation en hémodialyse est aléatoire. Elle est subordonnée à une hypothétique libération de place suite au décès d’un dialysé.

Le service qui tourne avec un effectif de 4 médecins généralistes, assistés de 12 agents paramédicaux, assure les gardes pour traiter d’éventuels malades qui s’y rendraient pour une dialyse d’urgence. Concernant l’acheminement des malades, il est pris en charge par des transporteurs privés conventionnés avec la CNAS. L’hémodialyse quant à elle, est à la charge de l’Etat. Le gros souci des malades qui sont, en outre, astreints à une transfusion sanguine régulière, se situe au niveau du suivi médical. Souffrant, le plus souvent, d’une pathologie sous-jacente (diabète, hypertension…) nécessitant un traitement à vie. Certains malades de condition sociale modeste et dépourvus de couverture sociales éprouvent les pires difficultés à se procurer leurs médicaments, vu leur prix exorbitant.

Nacer Maouche