Cet établissement du cycle moyen vient de boucler ses 40 années de service, il fut réceptionné en 1969, et entré en fonction durant la même année ; il n’a pas cessé depuis de tourner à plein régime. Etant parmi les premiers collèges de la région de M’chedallah, il a toujours enregistré une forte pression qui n’a commencé à diminuer que vers la fin des années 80, avec la réalisation d’autres CEM en divers points de la daïra de M’chedallah.
A l’heure actuelle, le CEM Amrouche Mouloud assure la scolarisation de 1000 élèves repartis sur 30 divisions et dont les cours sont assurés par 60 professeurs, il continue cependant à se distinguer en maintenant une moyenne de réussite jugée honorable, à titre d’exemple, la meilleure note de la 3e année au niveau de la wilaya pour l’exercice 2009/2010 est une élève de ce CEM avec un 18,82 de moyenne dont le prix décerné était un micro-portable offert par la direction de l’éducation ; malheureusement, à l’instar de tous les établissements scolaires de la région, il accuse des dégradations dans son infrastructure et ses équipements que les couches annuelles de peinture n’arrivent pas à masquer, doublé des inévitables infiltrations et accumulations des eaux de pluie. Tout comme de nombreux autres établissements scolaires de la région de M’chedallah, il doit faire objet de réfections et de réaménagements, pour freiner sa dégradation généralisée.
En plus de ses contraintes matérielles, ce CEM subit en parallèle, les retombées d’un environnement où se multiplient les nuisances qui se répercutent négativement sur son cadre de fonctionnement, telle la proximité d’un centre sportif d’où provient un tapage à la limite du supportable selon des fonctionnaires de l’établissement scolaire, à cela s’ajoute, l’insécurité à cause de la proximité d’un carrefour qui fait aussi office d’arrêt de bus qui attire des délinquants de tout bords. Les mêmes fonctionnaires dénoncent les rares manifestations en ces lieux, des services de sécurité dont la présence soulignent-ils, n’est observée que durant les jours d’examens officiels. L’insécurité ne se pose pas uniquement pour le personnel exerçant dans ce CEM, mais aussi et surtout, pour les élèves et particulièrement les filles dont la plupart viennent des agglomérations éloignées, soit d’Assif Assemadh, Ath Ikhlef, Thamourt Ouzemmour et Vou-Akhlane. Notons enfin, que ce CEM victime de sa réputation, a enregistré ces dernières années, une affluence record des élèves dont les parents font l’impossible pour les inscrire d’où une surcharge des classes et l’exiguïté qui commence à se faire ressentir de nouveau. Des contraintes qui pourront facilement être évitées grâce à la disponibilité d’espaces dans l’enceinte du CEM qui permettront une extension suffisante des infrastructures et la création de nouvelles places pédagogiques.
Oulaid Soualah
