Merzak Merdaoui, président de section de l’USMDBK – «Dieu merci on a perdu, sinon personne n’aurait pu revenir à la maison»

La violence continue de sévir dans nos stades. Le leader de la Régionale 2, l’USM Draâ Ben Khedda, a vécu l’enfer, vendredi à Kherrata, selon le président de section du club, Merzak Merdaoui. «Dieu merci, on a perdu le match, sinon personne n’aurait pu revenir à la maison. On a été mal accueillis et on a eu un traitement spécial durant et après le match. Dès notre arrivée, le président du CRBK est venu nous voir, pour nous demander de lever le pied pour éviter le pire. Au cours du match, l’avant-centre de Kherrata a délibérément agressé notre gardien Benchelef Aimad, sans que l’arbitre ne bronche. L’enjeu certes était de taille, car notre adversaire était tenu par l’obligation du résultat afin de réduire l’écart par rapport à nous, mais on ne s’attendait guère à une telle réaction de la part des supporters et dirigeants de Kherrata. Surtout qu’à l’aller on les avait bien reçus et on leur a même offert des gâteaux. Leurs supporters qui avaient fait le déplacement ont été également bien reçus. À notre arrivée, une foule nombreuse nous attendait à l’entrée du stade, insultant et intimidant les joueurs. Ceux-ci ont été pris à partie par les supporters locaux qui voulaient déstabiliser les camarades de Kadi. Les joueurs n’ont pu accéder aux vestiaires que difficilement. À la mi-temps, une pluie de pierres s’est abattue sur nos têtes alors que nous nous rendions aux vestiaires. Certains supporters sont même montés sur le toit des vestiaires pour en jeter toutes sortes de projectiles. À la reprise, 40 stadiers avaient fait leur apparition sur le terrain. À la demi-heure de jeu, un de nos joueurs a été agressé par un joueur adverse. Profitant de l’arrêt de jeu, un dirigeant de Kherrata est allé lui asséner un coup, au vu et au su de tout le monde. Et les arrêts de jeu se multiplièrent. Je tiens à signaler également la passivité de l’arbitre qui n’a pas pu maitriser la situation. Au coup de sifflet final, nous avons été la cible par ces pseudo- supporters et stadiers qui se sont rués sur nos joueurs, les agressant sauvagement agressé avec toutes sortes de projectiles et objets. Ils ont failli y perdre la vie. Mais les forces de l’ordre sont parvenues à faire revenir l’ordre et à neutraliser ces énergumènes. Trois de nos joueurs ont été blessés, dont le gardien Benoufella qui a été transporté à l’hôpital de la ville. Il s’en est sorti avec trois points de sutures. Nous avons vécu un véritable cauchemar, contraints à rester dans les vestiaires, jusqu’à l’arrivée des renforts sécuritaires. Nous tenons d’ailleurs à remercier le service de sécurité de Kherrata pour leur intervention et pour nous avoir escortés jusqu’à Bordj Mira», rapportera M. Merdaoui. La délégation de Mirabeau n’a finalement réussi à reprendre le chemin du retour que vers 19h30, après deux heures et demie passées dans les vestiaires. Un autre dossier sur le bureau de la ligue régionale. Affaire à suivre.

Samy H.