Le chômage ou la bête noir des jeunes

Les autorités tentent de faire dégringoler le chômage par le lancement de plusieurs mécanismes tel que l’ANSEJ qui est un dispositif très intéressant, mais le manque d’information résultant d’un manque de politique de communication et de sensibilisation fiable dans le milieu rural. Les entraves de la bureaucratie ont freiné plusieurs jeunes qui ont peur de s’aventurer. De plus, il s’avère que ces formes-là n’ont pas réussi à absorber le chômage et les résultats sont peu convaincants : les jeunes sont toujours en proie à ce phénomène. La précarité des emplois offerts dans les différents cadre tels que ESIL, Filet Social… et le salaire dérisoire offert en contrepartie des travaux jugés « durs » dans l’assainissement et les chantiers, n’attirent plus les jeunes qui préfèrent rester chômeurs plutôt que de se soumettre à cette forme d’esclavage. En dépit du fait qu’annuellement plusieurs postes sont offerts à chaque commune, à titre d’exemple pour l’année 2006 la daïra de Chemini a bénéficié de 115 postes répartis sur ces quatre communes (Chemini 30, Souk-Oufella 25, Tibane 25, Akfadou 35), le problème ne sera pas résolu, et ce même si plusieurs pères de familles sont contraints de les accepter pour assurer au moins le pain et le lait à leurs progénitures car, à vrai dire, ces quelque 2000 DA ne suffisent à rien, surtout lorsqu’on sait que ceux qui touchent 10. 000 DA n’arrivent pas à boucler le mois. En attendant que la situation change, certains n’ont d’autres alternatives que d’accepter ce qu’il y a. C’est mieux que rien !

K. Rili