Le staff médical de la polyclinique de M’chedallah vient d’être renforcé par l’arrivée de deux spécialistes, à savoir un gynécologue et un médecin anesthésiste réanimateur. Deux spécialités de pointe, très indispensables pour le bon fonctionnement du bloc opératoire, mais surtout du service maternité. En effet, par le passé, en présence de cas d’accouchement à risques, qui nécessitent une assistance médicale, des patientes, souvent de jeunes mamans, qui sont à leur première grossesse, ont été automatiquement évacuées vers d’autres centres hospitaliers. Dans la plupart du temps, de pauvres patients ont été contraints de se déplacer avec leurs propres moyens, de jour comme de nuit et qui sont souvent inadéquats. Mais malheureusement, quelquefois, on leur refuse l’accès pour une raison ou une autre, ou bien on les réoriente de nouveau vers d’autres endroits plus éloignés de leur domicile. Dans le pire des cas, on leur conseille de se rabattre vers des cliniques privées qui disposent certes de moyens, mais qui exigent des prix exorbitants. C’est comme ça que de pauvres bébés arrivent endettés en ce monde, malgré eux. C’était le même cas, d’ailleurs, pour la chirurgie générale où plusieurs cas de malades chroniques : diabétiques, hypertendus et les cardiaques ont été transférés vers Akbou ou Bouira pour avis du médecin anesthésiste, pour s’assurer qu’ils étaient vraiment opérables. Pour le mois passé, on a appris auprès des responsables de cet hôpital, que pas moins de huit césariennes y ont été effectuées avec succès. Par ailleurs, on note beaucoup d’insuffisances d’ordre technique. C’est le cas du deuxième bloc opératoire qui révèle un caractère urgent. En effet, le seul bloc opérationnel pour le moment demeure largement insuffisant, surtout en présence des urgences. Il y a aussi l’exiguïté du site actuel. D’une part, il est très encombrant, voire étouffant, vu l’interdépendance des services (plusieurs services au même endroit), d’autre part, toute ouverture de nouveaux services est pratiquement impossible. C’est le cas précisément du service pédiatrie qui tarde encore à voir le jour. C’est ce qui bloque aussi l’arrivée et l’implantation d’autres médecins spécialistes privés, dans une région qui compte plus de 110 000 habitants. Enfin, pour une meilleure prise en charge de toute cette population, les plus démunis en particulier, il est de toute urgence de procéder à l’extension de l’hôpital, à sa modernisation et la mise en service d’un deuxième bloc opératoire. A cet effet, les autorités compétentes de la tutelle sont vivement sollicitées dans ce sens.
Farid A.
