El-Flay M. Agad, maire, fait le point – «Le projet de Tichy Haf bientôt équipé»

El-Flay figure parmi les communes inscrites pour bénéficier du transfert de l’eau du barrage Tichy Haf. Lancé voilà plusieurs années, l’opération d’installation de la conduite d’adduction est achevée il y a des mois déjà apprend-on auprès de M. Agad le premier magistrat de la commune. «Le projet est en attente des équipements électromécaniques. Ce qui sera fait bientôt», nous fait savoir le P/APC, indiquant que l’acquisition de ces équipements serait à la phase de consultations. La commune d’El Flay sera approvisionnée à partir d’un réservoir de 500 m3, dont les travaux ont été également achevés, nous informe l’édile communal. Pour l’heure, les villages sont alimentés par un forage implanté sur le lit majeur de la Soummam. «D’un débit de 70 litres/seconde, le forage alimente en sus d’El Flay, les communes de Tibane et de Tinebdar. Le trop plein est utilisé pour approvisionner les localités situées en aval du chef lieu communal, tout le long de la RN26», souligne le maire. Le P/APC nous apprend que les villages d’El Flay reçoivent de l’eau tous les matins, durant une tranche horaire de 2 à 3 heures. «Nous bénéficions aussi de l’apport de la source Tamseghdout, située sur les hauteurs de l’Akfadou et dont la ressource est distribuée tous les jours à partir de 17 heures», dira le premier responsable de l’APC. En matière de recouvrement des créances, le maire annonce un taux de 50% de paiement des factures forfaitaires. Interrogés sur les perspectives de raccordement de leur commune à Tichy Haf, des citoyens d’El Flay rencontrés à hauteur du chef-lieu estiment que cela augure de meilleurs lendemains «pour peu que nous fassions preuve de modération, en évitant toute forme de gaspillage de cette source, qui se fait de plus en plus rare», affirme un commerçant tenant boutique dans l’agglomération du chef lieu. «L’état a consenti d’énormes investissements dans ce domaine. Il nous appartient de faire un bon usage de cette eau et de contribuer à sa préservation», ajoute un citoyen résidant au quartier Ikhervane.

N. Maouche