Mouhdjar, un village relevant de la commune de Djebahia, tire son nom de la montagne rocheuse surplombant la région de Djebahia. Il est situé à environ dix kilomètres au Sud-ouest du chef-lieu de la commune. Ce petit village est implanté au pied de la montagne, ce qui exposent ses habitants aux chutes de pierres lesquelles menacent, notamment, les quelques habitations bâties le long de la route. Mouhdjer est accessible à partir de la route menant à Aïn Lazra, un village dépendant de la commune de Djebahia. En se rendant à Mouhdjar, située à quatre kilomètres au Sud d’Aïn Lazra, le visiteur est aussitôt frappé par la dégradation du cadre de vie des villageois, à commencer par l’état des routes. En effet, la principale route qui mène à ce village est dégradée par endroits. La circulation automobile y est, par conséquent, difficile. Selon les villageois, cet axe routier n’a pas bénéficié de travaux de modernisation depuis très longtemps. Pis, l’absence d’ouvrages de drainage des eaux pluviales n’a fait qu’accentuer la dégradation de cette route. L’autre problème auquel sont confrontés les villageois de Mouhdjar, c’est l’absence de commodités vitales. Par exemple, le manque d’eau a toujours constitué un casse-tête majeur pour les villageois. En effet, pour s’alimenter en ce liquide précieux, ils sont obligés de recourir à l’achat de citernes moyennant 1000 DA l’unité. Tous les citoyens rencontrés sur les lieux affirment qu’ils acheminent deux à trois citernes par semaine vu que la plupart d’entre eux possèdent du bétail dont les besoins en eau sont importants, ceci en plus des besoins quotidiens des ménages. Les villageois déplorent aussi l’absence du gaz de ville. A ce sujet, les citoyens rencontrés ont déclaré que les services de la SDC ont procédé, à deux reprises, à une étude en vue d’établir une fiche technique pour doter le village en gaz de ville, mais depuis aucune suite n’a été donnée à ce projet. En attendant, les villageois recourent au gaz butane qu’ils sont obligés de chercher, parfois, dans les villages voisins et au chef-lieu communal. L’autre insuffisance relevée par le villageois a trait au manque d’infrastructures étatiques. Selon eux, il existe une seule et unique école primaire au village. Cet établissement, doté d’une cantine scolaire, accueille les élèves du village et ceux de la localité voisine de Hidjita. La cour de cette école n’est pas bétonnée et représente un danger pour les écoliers. Les villageois font savoir qu’en l’absence d’un CEM ou d’un lycée, leurs enfants sont obligés de se déplacer jusqu’à Djebahia-centre pour poursuivre leurs études. La seule satisfaction des parents des élèves est la mise à la disposition des enfants d’un bus de transport scolaire par l’APC de Djebahia. Devant tous ces manques, les villageois de Mouhdjar interpellent les responsables locaux pour inscrire des projets de développement et l’amélioration de leur cadre de vie. D’après eux, l’eau et le gaz naturel sont les deux problèmes que les responsables doivent solutionner en premier, tant ils urgent. Il y a lieu de signaler que les villages voisins ne sont pas mieux lotis. En effet, la localité de Hédjita par exemple, située plus loin à quelques trois kilomètres de Mouhdjar, souffre des mêmes problèmes et accuse un retard sur le plan du développement.
A. B.