Les travailleurs du bureau de poste de Sidi Aïch ont observé, hier, une journée de grève pour soutenir le chef d’établissement d’Abainou, rétrogradé après avoir assuré l’intérim durant près de trois ans. «Le collectif des travailleurs du bureau de poste de Sidi-Aïch sont aujourd’hui (hier, ndlr) en action de protestation en signe de soutien à notre camarade Acheuk Farid, chef d’établissement d’Abainou arbitrairement et injustement sanctionné», apprend-on de l’un des contestataires qui ajoute : «Nous tenons à dénoncer ce dépassement intolérable de la part de l’employeur qui aurait dû régulariser cet agent dans ses fonctions après plus de 33 mois d’intérim, sachant que la convention collective stipule la nomination de tout intérim après plus d’une année et un jour dans le poste.» Le collectif des travailleurs du bureau de poste de Sidi Aïch tiennent également à dénoncer le comportement de leur supérieur hiérarchique. «Le receveur a osé appeler la police contre ses employeurs ; c’est une honte ; il voulait sûrement faire plaisir à sa hiérarchie sachant qu’il est en mauvaise posture», dénonce-t-on. Dans une déclaration remise à notre journal, les contestataires sollicitent le directeur général à intervenir et à dépêcher une commission d’enquête à l’effet de tirer au clair cette affaire. «Nous disons halte à la hogra, non à l’abus d’autorité, pour le respect des doits des travailleurs, pour l’application stricte de la convention collective et non à l’injustice», écrivent-ils dans leur déclaration.
D. S.
