L’importante floraison des oliviers dans tout le versant Sud de Tizi-Ouzou promet, d’ores et déjà, une très bonne récolte pour la saison 2017/2018.
En effet, d’aucuns ne cachent leur satisfaction «pour peu que des d’épidémies ou des incendies ne surviennent pas durant cette saison estivale», espèrent deux oléiculteurs de Maâtkas.
Il y a lieu de souligner que les dernières récoltes de 2015/2016 et 2016/2017 étaient bien loin de répondre aux attentes des paysans. L’on avait, alors, toutes les peines du monde à dépasser les 10 millions de litres par saison pour les 31 000 hectares que compte l’oléiculture au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Présentement, les circonscriptions de Maâtkas, Tizi-Gheniff, Mekla et Ouadhias, qui arrivent souvent en tête en termes de production, mais aussi de qualité au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, se frottent déjà les mains à l’idée de battre le record du rendement, pour la prochaine saison qui s’annonce prometteuse.
«Si tout va pour le mieux, on pourra atteindre les 15 millions de litres pour cette saison 2017/2018 au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou. Mais le problème qui se posera sera celui de la commercialisation. Il est temps de penser à créer des coopératives oléicoles afin d’organiser la filière et exporter cette huile», déclare un économiste de Maâtkas.
A noter que d’importantes plantations ont été déjà effectuées ces dernières années au niveau de l’ensemble des régions oléicoles, et ce dans le cadre du soutien de l’Etat aux paysans. En effet, des centaines de milliers de jeunes oliviers ont été offerts par la Direction de l’agriculture (DSA) pour ces communes.
Ce programme est venu renforcer les tranches déjà réalisées, dans le but de rajeunir l’oliveraie de la wilaya, lourdement touchée ces dix dernières années par les multiples incendies de forêts qui ont ravagé des centaines de milliers d’arbres. Concernant la trituration de l’olive récoltée, la wilaya de Tizi-Ouzou compte environ 500 huileries, dont 150 modernes équipées de centrifugeuses pour le filtrage de l’huile.
Des statistiques appelées à la hausse pour dans un proche avenir. Austérité oblige, cette année aucun olivier n’a été donné par cette même direction. Néanmoins, les producteurs ont eu recours au bon vieux procédé ancestral qui consiste en la taille des oléastres, technique maitrisée parfaitement et très efficace également.
C’est dire que l’on commence sérieusement à investir dans ce qu’il convient désormais d’appeler «l’or vert», où de multitudes nouvelles plantations voient le jour et de nombreuses huileries modernes «poussent» ça et là à travers les villages connus pour être des terroirs oléicoles.
C. A.
