S. Ait Hamouda
Le MSP fait des siennes. Il est au bord de l’implosion. Aboudjera Soltani et Mokri se tiennent par la barbichette et ce faisant, promettent de s’éliminer mutuellement. Il va sans dire que les malaises que la bigoterie que cela provoque, faite de problématiques qui enflent entre les deux compères, ne s’arrêteraient que quand l’un aura éliminé l’autre. L’outrecuidance des personnages ne se montre qu’en cas de timides comportements qui se dimensionnent aux normes des révoltes maintes fois renouvelées, parce que sempiternelles et admises ad vitam aeternam.
Ce que l’un reproche à l’autre, est le bienvenu, dans le cas présent. Depuis le « départ » de Nahnah, le fondateur du parti, rien de particulièrement intéressant n’est venu faire de cette formation un parti acceptable par les Algériens. Qu’à cela ne tienne, les partis islamistes font dans la surenchère, de ceux qui iront, clopin-clopant, au devant d’une situation chaotique, et ils la supportent malgré tout. Les supports politiques qu’ils impliquent, les deux personnalités, ne subodorent aucune implication, d’aucune sorte, qui puisse permettre une entente.
Ce n’est pas une neutralisation, souveraine et patentée de l’autorité qui ne trouve nulle personne au-devant de la scène MSP. Il s’agit de moult convenances, d’une foultitude de motions, d’une multitude de promesses toutes inopérantes qui se télescopent jusqu’à ne plus pouvoir trouver place pour astreindre un peuple à y croire. Le peuple algérien, qui en a vu d’autres, ne saurait y pendre part, ni croire en leurs lubies. La culbute qu’ils enregistrent dorénavant, ne peut être hasardeuse, elle provient de l’inimitié traditionnelle qui divise les ennemis intimes.
C’est pourquoi Aboudjerra Soltani et Mokri jouent à qui perd gagne, avec le sigle de leur parti. Mais le parti, qu’il soit islamiste ou musulman la nuance est de taille, il doit s’armer de patience, parce que l’Algérie vaut toutes les teintes possibles. Qu’à cela ne tienne Boudjerra veut participer au gouvernement et Mokri non et entre les deux, il y a une formation qui ne comprend pas grand-chose à la politique du pays.
S. A. H.
