«Le couffin du Ramadhan ne peut plus être maintenant entre les mains des profiteurs, des spéculateurs et des gestionnaires malhonnêtes''. C'est ce qu'a déclaré, hier, le wali de Boumerdès, Abderrahmane Madani Fouatih, au niveau de la salle omnisports Mohamed Laaredj, à l'occasion du lancement de cette opération d'aide symbolique, au profit des démunis.
Le commis de l’État a tenu à préciser, d’emblée, que cette opération de bienfaisance, chapeautée par les services de la wilaya (directions du commerce, de l’action sociale, des affaires relieuses…), aura permis d’économiser la moitié de la somme d’argent dépensée pour le soutien des familles démunies, comparativement aux mêmes dépenses de solidarité lors du Ramadhan 2016. Les nouvelles statistiques, établies par les services précités font état, en effet, de 21 393 familles nécessiteuses, alors que le chiffre du Ramadhan dernier était de l’ordre de 41 000, »soit une économie de 200 millions DA, si l’on compte cinq membres pour chaque famille bénéficiaire’’, a t-il expliqué. Le premier magistrat de la wilaya, qui a énuméré les »pères de familles ayant droits à la dite aide, estimée à plus de 5000 DA’’, notera également qu’il sera mis fin à l’inégalité dans la distribution des couffins. »Nous n’admettrons plus que ces couffins soit distribués par plusieurs institutions, ce qui avantage souvent certaines personnes au détriment d’autres », dira t-il expressément, en citant l’exemple de ceux qui avaient bénéficié de plusieurs quotas en même temps, au niveau de la mairie, du Croissant rouge algérien… Le wali de Boumerdès ne peut, donc, pour l’opération lancée hier au profit d’une dizaine de communes, que se féliciter de l’apport de ses subalternes, qui ont enregistré ce chiffre de 21 393 chefs de famille ou personnes vivant dans la précarité, dont 8 939, soit le plus grand nombre, sont des handicapés à hauteur de 100%, fait-on savoir. «Le travail que nos services ont effectué est excellent, ne lésant aucune catégorie de démunies (…) », a t-il ajouté. Madani Fouatih a tenu à expliquer que les mairies, défendant leurs propres listes, ont la latitude de faire des recours, s’ils réalisent que certaines familles non touchées par cette opération sont réellement nécessiteuses. À l’exception de celles de Naciria, toutes ces mairies ont participé, avec une somme de 100 millions de centimes, aux cotés de d’une vingtaine d’autres particuliers, à cette opération de solidarité ramadhanesque, dont l’enveloppe financière a atteint exactement 151.500000.00 .DA.
Salim Haddou
