Un facteur pour une vingtaine de villages

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Le bureau d’Algérie poste d’Ain El Hammam, dont dépendent les habitants de 24 villages, souffre toujours d’un manque d’effectif pour faire face à ses nombreux clients.

L’unique facteur, dont la mission est de distribuer le courrier dans des agglomérations disséminées à travers le territoire de la commune, n’arrive pas à satisfaire les usagers. Des courriers urgents, devant être distribués rapidement, peuvent causer un retard préjudiciable à leur destinataire, faute de leur réception en temps voulu. Lorsque nous l’avons croisé sur notre chemin, le facteur de Michelet, haletait sous le lourd cartable porté en bandoulière, et suait toute l’eau de son corps. La tournée est loin d’être de tout repos. Même avec un véhicule, il est très difficile d’effectuer la tournée des villages disséminés aux quatre coins de la commune, et éloignés les uns des autres. Pour se rendre dans certains hameaux, il faut parcourir jusqu’à sept kilomètres, à partir de Michelet-ville. Des quatre facteurs qui assuraient ce service (la distribution du courrier des villages), il ne reste plus que celui là. Les autres sont partis pour diverses raisons. Ce manque de personnel au niveau de la poste d’Ain El Hammam, se fait sentir également au niveau des guichets, où nous avons déjà relevé l’insuffisance d’agents. La vieille poste, datant des années 60, ne dispose pas d’un espace suffisant, pour une structure devant répondre à la demande de la population de toute une daïra. Les jours de grande affluence (paiement des retraites et salaires), le hall d’attente ne permet pas aux usagers de faire quelques pas sans se bousculer. Les quelques chaises installées face aux guichets sont loin de satisfaire les usagers dont la plupart attendent debout, parfois pendant des heures pour un retrait d’argent. Des vieux retraités, des malades souffrent dans des positions peu confortables en attendant d’être appelés, à leur tour, par le préposé au guichet. La poste d’Ain El Hammam commence à s’essouffler. Il est temps que les responsables pensent à son extension avant qu’elle ne soit dépassée davantage.

A. O. T.

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