Les travailleurs de l’établissement public de santé de proximité (EPSP) de la daïra de Sour El-Ghozlane, au sud de la wilaya de Bouira, ont tenté, hier, d’organiser un sit-in devant la DSP.
Une tentative rapidement avortée, après l’intervention des forces de sécurité. Après des négociations ardues, les policiers ont convaincu les protestataires de surseoir à leur action et une délégation de 4 personnes s’est rendue au siège de la wilaya pour une entrevue avec le chef de cabinet du wali. Pour rappel, ces protestataires (des infirmiers, médecins et agents d’administration) dénoncent la récente décision du ministère de la Santé de limoger le directeur de l’EPSP, M. Smail Abdellaoui. Une décision jugée «arbitraire» par les protestataires qui réclament la réintégration immédiate du directeur. D’après le délégué syndical UGTA de l’EPSP, l’ensemble des employés sont solidaires avec M. Abdellaoui. Selon une déclaration signée par ladite section syndicale, les motifs de ce limogeage n’ont pas été communiqués par le ministère de tutelle : «Les raisons de ce limogeage ne sont toujours pas connus… Nous, travailleurs de l’EPSP de Sour El Ghozlane, témoignons notre soutien et notre solidarité avec le directeur qui s’est sacrifié pendant plusieurs années pour rétablir la notion de santé de proximité à Sour El-Ghozlane», est-il indiqué dans le document.
Le wali appelle à la sagesse
Un vaste mouvement de grève avait alors été enclenché par le personnel, mardi dernier, ce qui a eu comme répercussion la paralysie de 7 polycliniques, 3 points de gardes et 58 salles de soins. Pour M. Mouloud Cherifi, wali de Bouira, interrogé à ce sujet, il s’agit là d’un remaniement à l’échelle nationale : «Le ministère de la Santé a procédé à un remaniement des directeurs des EPSP à l’échelle nationale, c’est un mouvement normal et régulier… Si un cadre se sent lésé, le plus sage serait d’adresser un recours à la hiérarchie. Ce n’est pas une démarche logique que le personnel revendique le maintien d’un cadre nommé ou relevé par le ministre. C’est là un pouvoir discrétionnaire du ministre. Cette question doit être traitée avec sagesse et il est normal qu’il y ait des rotations, des nominations et des déplacements de cadres», estime M. Cherifi.
Hafidh Bessaoudi.
