À peine quelques jours après son ouverture, le marché de solidarité organisé dans l’enceinte du siège de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), sur la place du 1er mai, à Alger, connait une grande affluence.
Cet espace qui a été inauguré par le secrétaire général de la centrale syndicale, M. Abdelmaadjid Sidi Said, sera ouvert jusqu’à la fin du mois de Ramadhan. Ce marché de solidarité devenu un rendez-vous annuel incontournable pour toutes les couches sociales, a pour objectif de préserver le pouvoir d’achat des ménages et renforcer par la même occasion les liens producteurs-consommateur. Ce marché de solidarité, destiné aux familles nécessiteuses, ne désemplit pas. Dès les premières heures de la matinée, il est pris d’assaut par les consommateurs en quête de bonnes occasions. Des hommes et des femmes, armés de couffins, investissent les lieux pour s’approvisionner en produits de large consommation de fabrication locale, qui sont proposés à des prix très «attractifs». Des chaînes interminables se forment pour acquérir du poulet congelé et de la viande ovine et blanche fraîche cédée à des prix «accessibles». Le poulet congelé est proposé à 260 DA/kg, alors que le prix de la viande ovine fraîche est estimé à 1 200 DA le kilo. Tout en saluant cette initiative, de nombreux consommateurs venus faire leurs emplettes dans ce marché de solidarité ont affirmé que les prix des denrées alimentaires sont «raisonnables» et «accessibles». Les prix des différents produits dans ce marché sont affichés avec une différence de 30 à 100 DA l’unité d’économie, par rapport aux prix du marché. Quant à l’huile de table, la margarine, la semoule, la farine, les pois chiches, les pâtes, les jus et les fromages, «ils sont cédés à des prix d’usine», indiquent les organisateurs de ce marché de solidarité. Il y a lieu de rappeler par ailleurs que l’Union générale des travailleurs algériens a ouvert en collaboration avec le ministère du Commerce, quelque 147 «marchés de solidarité» dans 45 wilayas à l’occasion du mois de Ramadhan, ainsi que plus de 50 restaurants Errahma destinés aux démunis et aux voyageurs de passage pour se restaurer dignement au moment de la rupture du jeûne. De nombreuses entreprises publiques et privées, ainsi que celles relevant de l’Ansej spécialisées dans l’agroalimentaire ont pris part à cette action d’envergure au profit des couches les plus défavorisées.
L.O.Challal
