Rassemblement des sinistrés

Presque trois ans après le séisme du 21 mai 2003, de nombreuses familles sinistrées particulièrement à Bordj-Ménaiel sont toujours confrontées aux lenteurs bureaucratiques quant à la prise en charge de leurs préoccupations. Lors d’un rassemblement pacifique organisé hier en milieu d’après-midi devant le siège de la wilaya de Boumerdès, des représentants de la circonscription précitée ont, en gros, protesté contre le retard de l’opération de relogement et du versement de l’aide au loyer. Ils ont en outre, réclamé, un recensement exact, cas par cas, des familles sinistrées. l’on relève dans ce contexte que les pouvoirs publics n’ont reconnu jusque-là que le propriétaire légal du bien immobilier. « L’Etat dédommage le père et oublie la situation des enfants de celui-ci ayant vécu avec leurs propres familles sous une même bâtisse endommagée par ce cataclysme », a-t-on indiqué. Exaspérés, les protestataires font remarquer qu’aucune date du relogement n’a été encore fixée à Bordj Ménaiel. L’OPGI avait, a-t-on ajouté, promis la livraison de 309 unités immobilières à l’échéance du 1er trimestre 2006. Le résultat est là : aucun sinistré n’a été relogé dans cette commune. Un vieil homme d’enchaîner : « La quatrième tranche de l’aide financière promise au loyer n’a point été gérée, alors que des sinistrés sont menacés d’expulsion de leur appartement ». Malgré les instructions du wali, aucun dossier des sinistrés omis, n’a été traité, a-t-on encore signalé. L’on pose aussi, dans la même optique, les problèmes rencontrés au niveau des banques concernant les prêts permettant la réhabilitation des bâtisses endommagées, selon l’article 19 du décret exécutif 03. 314 du 16 septembre 2003. Autre problème : les commerçants de la commune dont les locaux ont été détruits ou partiellement touchés lors de l’effroyable nuit du 21 mai 2003, ne sont pas encore indemnisés. Composée de 10 représentants de la ville et d’autres hameaux environnants — à l’instar d’El Dhicha, la CAPER et Ouled Achour — une délégation a été reçue par le chef de cabinet. Les associations locales comme celle du domaine Ghalem baptisée « Solidarité » ne désespèrent pas de faire aboutir leurs revendications.

Salim Haddou