Alors qu'il était en 2016 de l'ordre de 14 560, le nombre des candidats au BAC, cette année à Boumerdès, est de 13 332. Ils sont 4 326 candidats libres, dont 67 issus des écoles privées, auxquelles s'ajoutent 23 détenus, dont deux filles, à la maison d'arrêt de Tidjelabine.
La direction locale de l’éducation assure que «tout est fin prêt», pour le bon déroulement des deux examens restants : BEM et BAC. Mais les candidats, eux, sont en proie pour la plupart à l’agitation, à mesure que la date du BAC approche. Dans une dizaine de jours, les élèves de terminale entameront les épreuves du Baccalauréat, le 11 juin, à 8h. «Je ne peux penser au Bac avec sérénité, puisque je ne comprends toujours rien aux mathématiques», soupire Mustapha, en langues étrangères. En compagnie de ses camarades, il dit consacrer plutôt son temps à réviser d’autres matières de coefficient 5, voire plus, au niveau de la bibliothèque communale. Selon un calendrier hebdomadaire bien établi, ce groupe suit des cours de soutien en littérature arabe et en langues étrangères. «Nous souhaiterions cartonner dans toutes les matières, en plus de la charia, dont le programme est léger», ont-ils confié, avouant qu’ils ont des difficultés énormes en dissertation philosophique. Le temps presse et les candidats, toutes filières confondues, s’adonnent au calcul. Les plus volontaires pensent à obtenir une meilleure mention qui leur permette un meilleur choix entre les branches à l’université. «Je prends des cours de soutien en philosophie, depuis plus d’un mois, juste pour avoir une bonne mention», dira Sofiane, un étudiant en première année de sciences technologiques, qui repasse son BAC. Nous découvrirons que d’autres étudiants font de même. «En ce mois de Ramadan, c’est encore plus difficile, à cause de la fatigue engendrée par le jeûne», s’inquiètent des candidates de la série lettres et philosophie du lycée des frères Draoui. Elles étaient, elles aussi, inscrites à des cours de soutien dans les matières essentielles.
S. H.
