Les oléiculteurs optimistes

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Pour la prochaine campagne d’olivaison, les oléiculteurs de la daïra de Tizi-Gheniff ont bon espoir d’obtenir un bon rendement, d’autant que les dernières pluies sont très bénéfiques.

«Les oliviers de notre région, que ce soit à M’Kira ou à M’Zala, donnent de très bons rendements, mais cela n’est possible que lorsque toutes les conditions sont réunies, notamment celles climatiques et plus particulièrement les températures qui ne doivent pas être trop élevées durant les moins de juillet et août», nous explique âmi Slimane, un oléiculteur réputé qui dit avoir toujours obtenu les meilleurs rendements atteignant parfois 32 litres au quintal. Il nous rappelle la catastrophe de l’an passé : «L’année dernière, tout le monde attendait une bonne récolte, mais malheureusement avec les fortes chaleurs de l’été qui se sont prolongées jusqu’au mois de novembre, les fruits étaient devenus noirs au début du mois de septembre comme s’ils étaient arrivés à maturité, alors qu’ils ne l’étaient pas. Ils étaient complètement déshydratés sous l’effet de la canicule et le résultat fut un rendement de 12, voire 9 litres d’huile seulement au quintal, alors que précédemment, le même poids d’olives donnait jusqu’à 25 litres et plus». Le propriétaire d’une des huileries de la localité confirmera : «Effectivement, et contrairement aux campagnes précédentes, les oléiculteurs inexpérimentés ne se sont pas attendus à repartir avec certains de leurs bidons vides. Le rendement a vraiment été en deçà de leurs calculs», nous raconte notre interlocuteur. «Il y en a eu même qui m’ont accusé de les voler», nous dira-t-il. En connaisseur, il nous explique le processus d’olivaison : «Normalement, c’est au mois de mars que les oliviers donnent de petits boutons sur leurs branches. Au début du mois d’avril, ces minuscules boutons forment des grappes de fleurs blanches qui ne tarderont pas à tomber car fécondées. A leur place apparaissent des fruits qui grossiront tout au long des mois de juin et juillet. C’est ce qu’on appelle la nouaison avant de passer à celle de la véraison où les fruits changent de couleurs pour passer du vert au marron, puis au violet, puis enfin au noir, signe de maturation. Arrivées à l’huilerie, les olives sont d’abord pesées avant que les sacs ne soient déversés dans le grand bac où elles seront acheminées grâce à un tapis roulant vers la soufflerie qui les débarrassera de toutes les feuilles et toutes les petites branches. Les fruits seront ensuite lavés puis concassés et malaxés durant le temps nécessaire pour obtenir une pâte compacte qu’on mettra sous le pressoir. Il en sortira un mélange d’eau et d’huile qu’on récupère dans des bacs de décantation. Et à la fin de ce long processus, l’oléiculteur vient chercher son huile»

E. M.

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