Ighram – Spectre d’une pénurie d’eau

Le spectre de la pénurie d’eau potable plane sur les villages de la commune d’Ighram. Cette perspective est d’autant plus plausible, s’inquiète-t-on, qu’aucun projet de nature à assurer un apport hydrique conséquent n’est attendu à brève échéance.

«Dans les conditions normales, l’eau est distribuée à raison d’une fois tous les trois jours», nous apprend M. Ibaliden, le premier magistrat de la commune, en indiquant que pratiquement toutes les localités sont logées à la même enseigne. Selon l’édile communal, une seule chaine d’adduction prend en charge tous les besoins de la circonscription en matière d’eau potable. Une autre chaine est, depuis des années, en instance de concrétisation. «Le volet relatif à l’étude technique de ce projet est bel et bien finalisé. Néanmoins, sa réalisation se fait attendre», s’impatiente le maire d’Ighram, déclarant que l’apport de cette nouvelle chaine est vivement souhaitable. «Il va de soi que deux chaines valent mieux qu’une. La desserte s’en trouvera améliorée et les foyers recevront le précieux liquide beaucoup plus souvent», souligne-t-il. La connexion de la commune au réseau du barrage Tichy Haf est aussi une perspective prometteuse, dans la mesure o&ugrave,; estime-t-on, elle permettra de solutionner de manière radicale cette épineuse équation. Hélas, déplore le P/APC, «aucune échéance n’est encore avancée quant à la réalisation de ce projet». Rencontrés, des villageois d’Ighram confessent vivre le calvaire des Danaïdes à longueur d’année. «Le problème de l’insuffisance de l’eau se pose été comme hiver. Cependant, la pénurie s’exacerbe en période estivale, au cours de laquelle le rationnement se fait plus sévère et le débit des fontaines publiques marque sensiblement le pas», témoigne un citoyen du village Tighilt Makhlouf.

N. M.