Ça se corse…

Partager

Karim, le frère du défunt, n’a pu contenir sa colère et s’en est directement pris au médecin traitant et au directeur du CHU. De fait, tous les indices tendent à confirmer que le bras de fer opposant la famille Hadj-Arab à la direction de l’hôpital va s’inscrire durablement dans le temps. A plus forte raison que les archs cautionnent et soutiennent toutes les démarches initiées par la famille de la victime en vue de faire “toute la lumière sur ce décès”, et que le personnel de l’hôpital a décidé de réagir à ce qu’il qualifie “de pression sur l’institution sanitaire”. A 14h 30, une quarantaine de personnes, dont les frères du défunt Massi et les animateurs du Mouvement citoyen, à l’instar de Bélaïd Abrika, a observé un sit-in à l’intérieur de l’hôpital pour exiger la vérité sur la mort de Massi Hadj-Arab. L’action a été initiée, également, pour récupérer le rapport médical de la victime. A ce sujet, maître Hadj-Arab, avocat de la famille, déclare : “Ça fait dix jours qu’on essaye de récupérer ce document, mais sans y parvenir”, avant d’enchaîner : “Comment expliquer tout cela, si ce n’est de la fuite en avant ?”. Au moment où la foule surexcitée attendait impatiemment l’arrivée du directeur du CHU, ce dernier tenait une réunion avec les chefs de service et les surveillants médicaux pour donner suite à la demande de la famille Hadj-Arab et concevoir une stratégie de riposte. Selon des sources dignes de foi, au cours de cette rencontre, il a été décidé de convoquer une assemblée générale de l’ensemble du personnel du CHU pour entamer une grève de protestation, aujourd’hui. L’administration conteste les pressions qui s’abattent sur le personnel ainsi que les méthodes entreprises par les concernés.Les jeunes, qui ont accompagné les Hadj-Arab, ont transcrit des graffitis sur les murs du centre hospitalier, accablant le directeur et sa gestion, tels que “hôpital = abattoir”, “on demande Mansouri”, l’ex-directeur qui a été, rappelons-le, limogé en août 2004. Après un accrochage verbal entre les membres de la famille Hadj-Arab et quelques citoyens du quartier des Genêts avec les médecins du CHU, la foule s’est dispersée dans le calme. Toutefois, il y a lieu de signaler que la famille a décidé de faire une contre étude du rapport médical et des autres pièces pour entreprendre une action en justice.

M. Aït Frawsen

Partager