L'arrêt ferroviaire du village Toghza, situé à 5 kms du chef-lieu communal de Chorfa, se trouve dans un état lamentable.
En effet, le village Toghza est traversé par les chemins de fer de la ligne ferroviaire qui communique entre les gares terminaux de Béjaïa et Béni Mansour. Cela est considéré, bien entendu, comme une aubaine par les villageois qui disposent ainsi du transport routier et par rails. Quoique, l’arrêt de trains au niveau de cette localité se trouve dans un état déplorable, manquant en toutes commodités essentielles. Envahie par les débris et les détritus, cette halte ferroviaire n’assure aucun confort aux usagers de cette bourgade. Il n’y a malheureusement pas un coin où s’abriter des rayons solaires qui « lardent » avec leur intensité en ces journées caniculaires de Ramadhan. Comme il a été constaté, les voyageurs se tiennent debout sous une chaleur accablante, à quelques minutes de l’arrivée du train qui va soit à Béni Mansour ou à Béjaïa. L’unique abri-gare qui a été érigé dans les années 1980 a subi de multiples dégradations avant d’être carrément démoli, car il « amochait » beaucoup plus les lieux tant il était réduit en lieu de beuveries et de jet de déchets. «La SNTF devrait penser un peu à nous en construisant un abri-gare, pas seulement pour la population de Toghza mais pour tous les habitants de la commune de Chorfa qui utilisent cet arrêt ferroviaire pour leurs déplacements. Vous imaginez un peu le stress qui nous happe en restant sous un soleil de plomb, durant de bons moments, à attendre l’arrivée du train ? Les usagers, accompagnés de leurs familles, sont doublement pénalisés avec les enfants en bas âge et les personnes âgées qui risquent», confie avec consternation un villageois. Les bancs, l’éclairage, les quais sont également à déplorer, car ils n’y existent pas dans cet arrêt ferroviaire qui, de l’avis des habitants de Toghza, mérite d’être aménagé pour leur bien.
Y. Samir
