Dix femmes ferment la mairie

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Une dizaine de femmes ont procédé dans la matinée d’hier à la fermeture du siège de l’APC d’Idjeur, daïra de Bouzeguène, à 60 km à l’Est du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou. Elles exigeaient le renouvellement de leur contrat. Nous apprendrons qu’elles avaient été recrutées dans le cadre du dispositif d’activité d’insertion sociale DAIS (Un contrat d’une année renouvelable, rémunéré à 6 000 DA). Les protestataires ont qualifié leurs situations de «précaire, avec des enfants à charge». L’une d’entre elles expliquera qu’elle en est à sa 17ème année de travail dans les différentes formules du système étatique d’aide à l’emploi (filet social, DASS, DAIS). «Je me retrouve, à 42 ans, à essayer de vivoter avec 6 000 DA par mois», se plaint-elle. Ces femmes travaillent en majorité dans des établissements et cantines scolaires. «Ce n’est plus une aide sociale, mais plutôt une rémunération misérable», diront-elles. Cette fin mise à leurs contrats est vécue par elles comme du «mépris» à leur égard. Elles expliquent que si elles ont accepté aussi longtemps ces contrats précaires, c’était uniquement dans l’espoir d’être recrutées un jour. «Aujourd’hui, après 17 ans de travail, ils nous demandent de partir, sans se soucier de notre cas. C’est inadmissible !», ont-elles crié. À signaler que la même situation est vécue par des centaines d’autres personnes, recrutées dans le cadre de ce dispositif. Elles vont se retrouver au chômage à partir du 30 juin prochain. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que dans le cas où les contrats ne sont pas renouvelés, des cantines scolaires se retrouveront sans personnel à la prochaine rentrée scolaire. Un autre problème qui viendra se greffer et perturber l’année scolaire prochaine.

Nadia Rahab

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