MAÂTKAS L’habitat à la peine – Le privé à la ressource…

Face à l’absence du foncier public au niveau des deux communes de la daïra de Maâtkas, et, par ricochet, l’absence de programmes de logements socio-locatifs, c’est le secteur privé qui vient à la rescousse dans le développement du secteur du bâtiment. Ainsi, on voit régulièrement de très grands immeubles érigés, çà et là par des promoteurs immobiliers de la contrée qui acquièrent des assiettes foncières chez des particuliers, précisément, pour y construire des logements tous designs confondus, mais aussi des locaux commerciaux et autres pavillons et villas, y compris au sein même des villages. Il n’est évidemment pas possible aux petites bourses de pouvoir acquérir ce genre de logements ou de maisons, en raison de leurs prix inaccessibles, même pour les couches moyennes. À titre d’exemple, un logement de type F3, qui ne dépasse pas les 80 m2, est cédé à plus de 5 millions de dinars, si l’on arrive déjà à se le procurer. Actuellement, pas de logements disponibles et encore moins de locaux, en dépit des innombrables chantiers déjà lancés, car tous ces biens immobiliers sont très souvent cédés sur plan, avant même l’entame des projets. Il faut dire que la plupart des acquéreurs font partie de la diaspora, notamment celle établie en Europe et en Amérique du Nord. En revanche, du côté du public, aucun projet ne se profile à l’horizon, hormis, bien entendu, les programmes d’aides à l’habitat rural dont les demandes viennent tout récemment de dépasser le cap des 1 000 dossiers rien qu’au niveau de la commune de Maâtkas. Des dossiers dans l’attente d’hypothétiques quotas. Ceux-ci sont, en toute évidence, réservés aux catégories sociales démunies.

C. A.