Les marchands ambulants jouent un rôle essentiel dans la régulation du niveau de vie des ménages, en approvisionnant de manière continue les villages et autres zones reculées. Ces marchands vont acquérir sur les lieux de cultures les denrées, en faisant de longs trajets qui les mènent parfois jusqu’à Biskra et les régions limitrophes, telles que Tolga, Zribet El Oued, Ouled Sid Cheikh, réputées pour leur vocation agro-maraîchère, notamment pour l’abondance du pastèque-melon, l’oignon, l’ail, la pomme de terre, la courgette… De même auprès des régions de l’Ouest, à savoir les vergers d’Aïn Defla, Ténès, Tipaza, Bou-Smaïl, entre autres, dont la prédominance est la pomme de terre, l’oignon, le piment et la tomate, la carde, et, à un degré moindre, la pastèque et le melon. En allant directement dans les vergers, ces marchands se servent en première main et réduisent ainsi les intermédiaires qui sont à l’origine de l’inflation. Ces marchands sont aussi de fidèles clients de tous les marchés de gros, et assurent un approvisionnement régulier de leurs régions respectives. Une activité certes des plus rentables, mais extrêmement pénible, sachant que pour les approvisionnements, ils se déplacent de nuit à bord de divers types de véhicules utilitaires et se retrouvent souvent pris dans une course contre la montre, pour liquider rapidement les produits frais sensibles et rapidement périssables. Le marché des fruits et légumes est une filière laissée à la charge du secteur privé dont la concurrence et la règle de l’offre et la demande influent sur les cours du marché, Ainsi, grâce à la mobilisation de ces marchands ambulants de fruits et légumes, les citoyens ont passé le mois du carême avec des marchés suffisamment approvisionnés, notamment en récoltes de saison et à des prix très abordables : la pastèque et le melon à 25 DA le kg, la pèche à 120 DA, l’abricot entre 80 et 100 DA, l’oignon à 25 DA, la carotte et la courgette à 60 DA, le piment vert à 70 DA ou encore la tomate à 40 DA. Exception faite de la pomme de terre qui a enregistre une hausse inexplicable, en passant du simple au double. En effet, à l’heure actuelle, elle cédée entre 45 et 60 DA, alors qu’elle était à 30 DA avant le Ramadhan. À signaler, par ailleurs, que les produits locaux, tels la figue, les prunes et la pêche ravissent la vedette aux autres fruits dont les prix sont jugés, pour le moment, excessifs.
O Soualah.
