Les chemins vicinaux en piteux état

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Les chemins vicinaux desservant les villages et hameaux de la commune d’Ath Djellil sont autant de chemins de … croix. Eu égard à leur état fortement dégradé, leur parcours donne du fil à retordre aux automobilistes, de plus en plus rares, il est vrai, à s’y hasarder. Un constat, du reste, partagé par les responsables de la municipalité, qui avouent leur impuissance à y remédier, même de manière partielle. «Notre commune n’arrive même pas à faire face à ses dépenses de fonctionnement. Elle ne doit son salut qu’à la subvention d’équilibre. Les subventions reçues, dans le cadre des plans communaux de développement, ne suffisent même pas à répondre aux besoins les plus pressants en matière d’eau potable et d’assainissement», souligne un membre de l’exécutif communal. «Même les programmes sectoriels de développement, ajoute-t-il, sont réduits chaque année à la baisse, en raison du contexte de crise». Plusieurs dizaines de milliards seraient nécessaires, selon notre interlocuteur, pour réhabiliter un réseau routier qui s’en va en lambeaux. «Cela fait plus de 30 ans que la route de notre village a été revêtue, pour la seule et unique fois, en tri couches. Depuis, aucune opération de réhabilitation n’a été programmée», se lamente un quadragénaire du village Tala Ouezrou. Des routes étriquées, truffées d’aspérités et de crevasses et serpentant, en épingle à cheveux, un relief tourmenté, voilà à quoi ressemblent les accès desservant cette mosaïque de villages et hameaux d’Ath Djellil, dispersés sur un vaste massif montagneux. «En guise de route, nous avons une piste dégradée et quasi impraticable. Si vous allez du côté Takorabt, Iarichen, Tiguemounine ou ailleurs, vous aurez droit au même topo», dispose un citoyen du village Thaima. Et d’enchaîner : «Nous sommes les oubliés des autorités. Au rythme où évoluent les choses, nos villages sont voués à une désertification implacable».

N Maouche.

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