Pratiquement dans tous les points de vente de ce matériau au niveau de Drâa El-Mizan, il a été constaté que son prix baisse de jour en jour. Aujourd’hui, le produit Chamil est fixé à 1 100 dinars le quintal et Matine à 1 250 dinars, alors qu’à la mi-juin, ils étaient successivement cédés à 1 500 dinars et 1 600 dinars. C’est dire que la baisse est quand même importante. «Pour couler une dalle, il me fallait pas moins de 16 millions de centimes uniquement pour l’achat du ciment. Aujourd’hui, je gagne une somme de plus de 3 millions de centimes sur une quantité de cent quintaux. C’est quand même considérable», répond un constructeur privé, accosté devant un vendeur de matériaux de construction. Le gérant d’un point de vente dans la localité précise : « Tout d’abord, il y a une de grandes quantités qui arrivent sur le marché bien que les importations aient été réduites et parce qu’aussi au niveau des usines, la production a été revue à la hausse ». Et de donner d’autres explications: » je peux aussi donner deux autres raisons de cette baisse des prix. Tout d’abord, dans le cadre de l’habitat rural, nombreux sont ceux qui ne construisent plus leurs logements. La deuxième raison est l’arrêt pratiquement de tous les chantiers de construction. Dès que les entreprises de travaux publiques recevront leurs arriérés de paiement, le prix pourraient encore s’envoler ». Telles sont les justifications données par ce revendeur. D’ailleurs, dans son point de vente, de nombreuses quantités sont stockées. « Certes, nous avons beaucoup investi pour avoir de telles quantités en ces temps de vaches maigres, mais nous ne craignons rien parce que les chantiers à l’arrêt même en raison des grandes chaleurs reprendront dès la mi-septembre », estime-t-il. En tout cas, ce sont les petits constructeurs qui sont gagnants pour le moment. Il est à noter que même au niveau des cimenteries qui tournent à plein régime, la spéculation sur ce matériau a nettement diminué par rapport aux mois précédents, suite aussi aux contrôles rigoureux des services concernés.
Amar Ouramdane
