L'école primaire baptisée du nom du martyr Badji Tahar de la localité de Chokrane, l'une des plus anciennes institutions de l'enseignement du cycle primaire au niveau de Chorfa, accuse de nombreuses dégradations.
à commencer par la cour revêtue en béton depuis plusieurs dizaines d’année, dont la couche usée est truffé de gravillons et de caillasses pointus. Cet état de fait n’est pas sans conséquence, puisque les écoliers se blessent souvent à la moindre chute. A cela s’ajoute l’état des murs des façades de la cantine qui ne sont pas ravalés depuis longtemps. Ils affichent des salissures et des usures. L’installation électrique ancienne est vétuste et usée. Le président de l’Association des parents d’élèves, en l’occurrence M. Moulla M’henna, fera part du calvaire des écoliers venant de loin qui doivent attendre des heures durant devant le portail d’entrée le moment d’entrer en classe. Notre interlocuteur soulignera ‘’la nécessite absolue de l’aménagement de quelques abris, pour réduire les souffrances de ces malheureux enfants en bas âge exposés aux affres climatiques en plein air’’. Sur un autre volet, l’on apprendra que les deux logements de fonction sont illégalement occupés par des ex-enseignants, partis en retraite depuis plusieurs années. De son côté, le directeur de l’établissement déplorera le ‘’piratage perpétré par ces indus occupants sur les installations électriques et la dégradation galopante de ces logements, faute d’entretien’’. A signaler, dans la foulée, que l’on l’utilise encore, dans cette école, le tableau en bois, comme au bon vieux temps. Le reste des équipements et mobiliers scolaires, tels que les tables et les chaises ont été récemment renouvelées par la tutelle en sus de à 6 armoires offertes par un bienfaiteur de cette localité, au même titre que l’eau potable gracieusement offerte par un bénévole voisin de cette école à partir de son puits personnel. Notons, enfin, qu’à cette école primaire sont régulièrement scolarisés quelque 200 élèves repartis sur six classes, à raison d’une moyenne de quarante élèves par classe. «Une surcharge qui s’en va crescendo et qui impose, on ne peut mieux, l’inscription d’un projet d’extension de cet établissement», dira un parent d’élève.
Oulaid Soualah

