l La structure de santé du village de Béni Mansour, une centaine de kilomètres à l’ouest de Béjaïa, connaît un état peu reluisant. Cela fait quelque trois ans que l’on a entamé les travaux d’une clôture et qu’on ne daigne toujours pas achever. Une partie de « cette muraille de Chine », fragilisée par l’absence de piliers, a cédé ces derniers jours et on ne sait pas par quel miracle sa chute n’a pas fait de victimes parmi les enfants du quartier devenu un énorme chantier sauvage. Aux alentours, on trouve des tas de sable et de graviers déposés pour servir des chantiers de proximité. En face de la façade principale où se trouve l’accès, il y a plusieurs fouilles de fondation submergées par les dernières intempéries. Ça fait des mois qu’on les a creusées en prévision d’autres poteaux devant conforter cette partie du mur qui et restée en chantier alors qu’ils constituent un véritable traquenard pour les collégiens d’à côté qui s’y risquent pour s’amuser sans en mesurer le danger qui les menace. Question de crépissage extérieur et de peinture, l’infrastructure a également pris un coup de vieux. En outre, la face nord, gagnée par des déchets ménagers jetés anarchiquement, renseigne, elle, de l’insalubrité des lieux.
Z. F.
