Ouaguenoun plaque tournante du kif ?

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Quinze personnes, dont un homme originaire d’Oran et sa femme, ainsi qu'un ressortissant camerounais, qui se sont constitués en un réseau de trafiquants de drogues à ramification nationale, ont été arrêtées par la sûreté de daïra de Ouaguenoun.

La police a pu récupérer une quantité totale de 47,715 kilogrammes de kif, et près de 4000 comprimés de psychotropes de marque Rivotril 2mg. L’opération policière, qui a nécessité plusieurs jours d’investigation, et l’élargissement du ressort de compétence pour enquêter en dehors de la wilaya de Tizi-Ouzou, a permis également de mettre la main sur six véhicules utilisés par ce réseau dans ses activités. Il s’agit, selon le commissaire de police Hakim Mezane, ayant tenu un point de presse avant-hier au commissariat de Ouaguenoun, de véhicules utilitaires et touristiques de «grandes marques et de dernière génération», utilisés par les trafiquants. Ce «parc automobile» est constitué de cinq véhicules achetés par les suspects grâce aux revenus de la vente de stupéfiants, tandis que le sixième véhicule est une voiture de location, a-t-il précisé. Cet ingénieux coup de filet réalisé par les policiers de Ouaguenoun est le résultat de l’exploitation de renseignements indiquant qu’un homme, originaire de la wilaya d’Oran, transportait périodiquement de la drogue vers Tizi-Ouzou, a expliqué le commissaire Hakim Mezane. Le groupe utilisait des moyens de camouflage modernes. Le 3 juillet dernier, les éléments du commissaire ont ainsi réussi à mettre la main sur cet individu qui était en compagnie de sa femme à bord d’un véhicule dans lequel il transportait 6,415 kg de kif traité. Le policier a indiqué que l’homme en question utilisait des techniques de camouflage modernes pour le transport et le stockage de la drogue, ce qui a rendu sa détection difficile au niveau des points de contrôle. Des techniques ayant permis au réseau d’activer en toute quiétude durant plusieurs mois, et étendre leur champ de trafic vers d’autres wilayas à partir de la région de Ouaguenoun. Par ailleurs, Les membres du réseau, qui se sont révélés être des «professionnels» utilisaient d’anciens modèles de téléphones portables, dépourvus de GPS, pour leurs communications. Ce qui a rendu leur détection et localisation impossibles. Onze téléphones de ce type ont été ainsi saisis lors de cette opération de démantèlement qui a été menée dans cinq autres wilayas. Le commissaire explique que l’élargissement des investigations vers les wilayas d’Oran, Aïn Timouchent, Béjaïa, Sétif et Batna, a permis d’interpeller les 13 autres membres de ce réseau, dont un ressortissant de nationalité camerounaise. Deux autres suspects, qui sont identifiés, sont en fuite et un mandat de recherche est lancé à leur encontre, souligne le commissaire. Présentés jeudi devant le procureur près du tribunal de Tigzirt, les 15 individus ont été placés en détention provisoire, a encore indiqué le commissaire Hakim Mezane.

Saïd Mendil

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