Virée à travers le chef-lieu de Bordj Okhriss – La pollution gagne du terrain

Une virée à travers le chef-lieu de Bordj Okhriss, une commune sise à 57 km au Sud du chef-lieu de wilaya, renseigne sur l’état inquiétant de l’environnement. Il est à signaler que malgré la campagne de nettoyage partielle effectuée le mois dernier dans cette localité, il reste tant à faire dans ce domaine. En effet, les quartiers sont plus que jamais pollués. C’est le cas des cités Qalem El-Saâdaoui, Âalim Saâd, ainsi que les quartiers 44 et 50 logements, sis non loin du siège communal, où l’on a constaté un décor de pollution hors norme. Aucun endroit n’y est épargné par la saleté: les trottoirs et les chaussées sont jonchés de déchets de tous genres. D’après certains habitants, «ce sont les commerçants qui ont favorisé cette prolifération de pollution, à cause d’une mauvaise gestion de leurs déchets. Les déversements de déchets ménagers et autres détritus se font de jour comme de nuit, et rien ne se fait pour mettre un terme à ce désastre qui porte préjudice à l’environnement», déplore-t-on. «Face à cette situation des plus déplorables, les autorités municipales ne bougent toujours pas le petit doigt, et ce, malgré les nombreuses réclamations effectuées auparavant», se désole un résidant de la cité Qalem El-Saâdaoui. Selon les habitants de la ville de BordjOkhris, la pollution s’est accrue de manière phénoménale depuis le mois de Ramadhan, une période caractérisée par la surconsommation, et qui dit surconsommation dit plus de déchets. Le phénomène ne recule pas, bien au contraire il a tendance à s’amplifier. Tous ces déchets générés sont des plus néfastes, car non seulement ils défigurent la nature et l’environnement, mais ils représentent également une réelle menace sur la santé publique. Même l’état de certains bacs à ordures est loin d’être encourageant. Ainsi, ils sont généralement très dégradés, pour qu’on s’en serve. C’est un aspect pour le moins désolant et répugnant qui s’offre aux yeux des citoyens. Au quartier 50 logements, les ordures ménagères continuent, aussi, de déborder de leurs cadres initiaux et le citoyen encourt, sérieusement, des risques de malaises et autres maladies. «Les autorités municipales apportent seulement des solutions à court terme, ignorant ou faisant fi aux retombées de ces conditions de vie inacceptables», déplore un habitant dudit quartier. En outre, il y a lieu de signaler que de multiples décharges sont visibles sur les berges de l’Oued Sahel, traversant ladite commune de Bordj-Khris, où rodent des animaux, principalement des chiens et chats errants susceptibles de porter des maladies dangereuses transmissibles. Questionnés au sujet de cette pollution généralisée, les services de la commune disent faire «de leur mieux avec le peu de moyens dont ils disposent pour y remédier». Par ailleurs, l’APC d’El-Hachimia, à 15 km au Sud de Bouira, a lancé récemment une large campagne de nettoyage, concernant toutes les cités et quartiers que compte la localité.

A. Cheboub