« Une expertise pour élaborer un diagnostic sur l’état de vulnérabilité du vieux bâti dans quatre grandes villes d’Algérie, à savoir Alger, Annaba, Constantine et Oran, sera lancée prochainement par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme », a déclaré jeudi dernier Nadir Hamimid, à l’APS, au cours d’une réunion de concertation sur le vieux bâti qui a regroupé les cadres du secteur de l’habitat et les walis des quatre métropoles. Une opération qui sera menée en collaboration avec le département de Daho Ould Kablia, ministre délégué chargé des collectivités locales, et avec le ministère des Finances. Dans ce cadre, le ministre a ajouté que « d’ici à la fin 2006, le ministère de l’Habitat passera à l’autre étape portant sur la réhabilitation, le confortement et éventuellement la démolition ». Au cours de cette réunion, les spécialistes du secteur ont convenu de confier le travail de diagnostic, principalement aux Centres de contrôle technique CTC des trois régions en association avec le Centre de génie parasismique CGS et le Centre national des études et de la recherche en industrie du bâtiment CNERIB. Pour bien mener l’opération de restauration du vieux bâti, les participants à la réunion de concertation ont relevé la nécessité d’opérer dans un cadre législatif qui détermine les contours de cette opération. Selon l’APS, « un groupe de travail sera mis en place, chargé d’élaborer un projet de loi déterminant les intervenants et les responsabilités de chacun dans l’opération ». Pour sa part, Daho Ould Kablia a relevé dans ce contexte « l’importance du diagnostic comme démarche préalable à toute réalisation future dans un domaine aussi sensible que le vieux bâti » en précisant que « l’opération concernera des dizaines de milliers d’immeubles ». De son côté, le wali d’Alger, Mohamed Kebir Addou, a affirmé « qu’un diagnostic à échelle réduite au niveau d’Alger, menée par l’université des sciences et des technologies Houari- Boumediene sur plus de 2 000 immeubles. Il existe également 123 immeubles classés vert, plus de 800 classés orange et 47 autres immeubles classés rouge et menacent ruine ». Ce dernier a précisé, selon la même source, que « le coût estimé pour le confortement des immeubles classés orange est de quelque 10. 638 millions DA, et de 135 millions DA pour la démolition des immeubles classés rouge, alors que l’opération relogement des locataires de ces immeubles menaçant ruine est estimée à 752 millions DA ».
Synthèse B. N.
