4 177 consultations en un mois

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L’hôpital de M’Chedallah, baptisé au nom du martyr Kaci Yahia, est l’un des centres hospitaliers qui enregistrent le plus grand nombre de malades, mettent en exergue les responsables de la structure. En effet, les statistiques du mois de juin dernier, communiquées par la direction de l’établissement, font ressortir 4 177 personnes hospitalisées, entre malades et accidentés, reçues au pavillon des urgences. Le bloc opératoire a traité, quant à lui, durant les 30 jours du mois juin, 100 malades. Au cours de la même période, il a été procédé à 49 césariennes et 170 accouchements normaux. Il est aussi fait état de 420 patients souffrant de diverses maladies, hospitalisés au niveau de la structure, dont la plupart pour de courtes durées. Ces statistiques donnent une idée claire quant à son plan de charge. Il faut dire que l’emplacement de la structure, à la croisée des chemins des principaux axes routiers de l’Est du pays, soit la RN05, la RN26, la RN15, la RN30 et l’autoroute fait qu’un flux important d’accidentés de la route y est transféré et traité. Signalons que cette institution de santé est d’une capacité d’accueil de 100 lits, dont une dizaine est réservée au service hémodialyse, lequel prend en charge 30 malades pour les séances des dialyses et 10 autres lits au service des urgences. En matière d’effectif, ce ne sont pas moins de 40 médecins spécialistes qui y sont affectés, 30 médecins généralistes et 130 paramédicaux tout corps confondus. La contrainte majeure à laquelle sont confrontés et les responsables et les praticiens est «l’exiguïté du pavillon des urgences, eu égard au nombre de malades sans cesse croissant qui est reçu dans ce service», se plaint-on. Un service ouvert en H24 doté de deux salles de mise en observation, un cabinet des consultations, deux autres salles de soins, une pharmacie, une chambre de garde et un bureau du chef de service. D’où «la nécessité absolue d’une extension, pour permettre au personnel de travailler à l’aise, notamment quand ils reçoivent des accidentés ou lors des fréquentes épidémies soit d’intoxications alimentaires ou de MTH», préconise les responsables de l’établissement. Il convient de souligner que ce pavillon des urgences, l’un des services des plus névralgiques, est aménagé dans une aile de l’ancien centre de santé, qu’il partage à parts égales avec la polyclinique relevant administrativement de l’EPSP d’Ahnif. Dans ce pavillon des urgences, il existe également une salle opératoire mise en service en 2014 avant d’être fermée six mois plus tard.

Une salle opératoire en perspective

Nous apprenons, cependant, qu’une autre salle opératoire, destinée au service de gynécologie, pour laquelle une enveloppe financière de l’ordre de 300 millions de centimes a été dégagée et à laquelle a été annexée une salle de réanimation, va être aménagée au rez-de-chaussée du bloc administratif. Notre source nous informera que le cahier des charges et d’ores et déjà établi, et le délai de réalisation est de trois mois. À cela s’ajoute le lancement d’une opération d’acquisition d’une Echo-Doppler, pour un diagnostic échographique complet, et qu’elle sera opérationnelle avant la fin du mois de septembre prochain. Rappelons pour l’histoire que cet hôpital, l’un des plus anciens de la wilaya de Bouira, a été réalisé dans les années 1920 par l’administration coloniale, dont certaines personnes, très agées, se rappellent de l’un des premiers médecins qui y a été affecté, du nom de Porchet. Durant la guerre de libération, c’est un trio de kabyles qui a exercé, sous la houlette du docteur El-Hadi Hacene. Ce trio a activement participé à la guerre de libération, tant en hospitalisant sous de faux noms des maquisards recherchés par l’armée coloniale, mais aussi en fournissant des médicaments aux maquisards de l’ALN.

Oulaid Soualah

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