Réhabilitation du réseau d’assainissement

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Depuis plusieurs années, la ville de Draâ El Mizan dont la construction remonte à l’époque coloniale, souffre de son réseau d’assainissement des plus vétustes. Dans certains quartiers, en raison de la vétusté des conduites, des égouts déversent leurs eaux usées à ciel ouvert. Un programme de réfection est en cours. “C’est un projet sectoriel. Il touchera plusieurs cités. Les travaux sont en cours pour la partie située du côté de la mairie. Réellement, c’est un grand problème que vit la ville. Surtout avec son extension, l’ancien réseau devient caduc”, nous a signalé Saïd Dahmani, en sa qualité de premier vice-président de l’APC de Draâ El Mizan. Notre interlocuteur espère qu’avec la réfection de ce réseau, le problème sera résolu définitivement. En parallèle, a-t-il ajouté, une autre opération sera lancée dans le cadre de l’amélioration du cadre urbain. Abondant dans le même sens, cet élu nous fera savoir que des villages et hameaux de la commune vont bénéficier d’opérations de ce genre. En tout cas, ce vaste programme sera aussi fructueux surtout que la région bénéficie de la réalisation d’une station d’épuration des eaux usées. “Les habitants des villages de Maâmar et de Tafoughart ont de tout temps signalé le danger qui pèse sur les nappes phréatiques situées à l’Est de la ville tout au long de la RN 25. Cela nous a poussés à demander la réalisation d’un tel projet. Actuellement, les travaux ont atteint les 80%”, nous a dit à ce sujet un autre élu. Un tel projet arrive à point nommé, soulager les riverains qui ont trop souffert des odeurs nauséabondes de cette rivière, générant des nuées de moustiques pouvant être à l’origine de maladies. “Si cette station était bien rentabilisée, les eaux traitées et les résidus qui seront déposés au fond des bassins pourraient être réutilisés pour les cultures agricoles”, pense un citoyen de la cité située à proximité de la future station d’épuration. Cela étant, ce sera peut-être la fin de la pollution de l’oued et de toute la nappe phréatique d’où sont alimentés, notamment en été par des camions-citernes les milliers de citoyens des trois communes : Draâ El Mizan, Ath Yahia Moussa et M’kira.

Amar Ouramdane

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