Ighrem – Une bourgade aux multiples manques

Le village Ighrem, situé à 5 km du chef-lieu communal d’Ahnif, est traversé par la RN5. Cet important axe routier constitue le gagne-pain de dizaines de villageois, qui ont aménagé des étals de fortune sur ses accotements, afin de vendre des produits agricoles, des bibelots, des habits traditionnels… Le visiteur qui pénètre dans ce village, d’à peu près 3 000 habitants, remarquerait des manques flagrants en aménagement urbain. En effet, le village Ighrem semble « oublié » par les pouvoirs publics, car il y a un manque visible en aménagement urbain. Ainsi, et en l’absence de trottoirs, ce sont des accotements « dénudés » qui « accueillent » les piétons qui, à la tombée de la pluie, trouvent beaucoup de peine à marcher tant la boue et les flaques d’eau sont partout. Il y a également l’éclairage public qui enregistre des insuffisances que ce soit dans les différents quartiers de ce village ou dans la rue principale traversée par la RN5. Durant la nuit, il est difficile aux habitants de reconnaître leur chemin dans l’obscurité ambiante, malgré l’existence de quelques lampadaires et l’éclairage provenant des commerces. Pour leur part, les ruelles communiquant entre les différents quartiers populeux de ce village ne sont malheureusement pas réhabilitées. Ce patelin compte aussi des habitations vétustes et menaçant ruine, car datant de l’époque coloniale. L’habitat précaire dans ce village reflète, on ne peut mieux, le niveau de vie peu reluisant des ménages qui n’arrivent pas à se permettre un toit décent. Sur le plan équipements publics, la localité d’Ighrem compte un bureau de poste, une antenne administrative, une salle polyvalente, une salle de soins et une école primaire «C’est déjà pas mal», commente un habitant de cette bourgade, qui souhaite que l’État construise un CEM, pour délivrer les collégiens de ce village de ces « harassants » allers retours quotidiens vers d’autres établissements scolaires, situés en dehors du village.

Y. S.