Une vingtaine de foyers du quartier Voulghoghene, à la périphérie du chef-lieu communal d’Aghbalou, à 60 km au Nord-est de Bouira, attendent depuis maintenant plus de deux ans le raccordement au réseau électrique. Les habitations en question, dont certaines ont été construites dans le cadre de l’aide à l’habitat rural, se trouvent à des dizaines de mètres du réseau principal, lequel longe le CW10. A en croire certains résidents de ce quartier, c’est à partir des domiciles voisins qu’ils s’alimentent en courant électrique. «Sans l’aide de nos voisins, nous serions privés de cette énergie et il aurait été impossible d’habiter nos logements», affirme Mouloud, un père de famille installé dans le quartier depuis deux ans. Notre interlocuteur affirme que les résidents avaient sollicités, il y a quelques mois, les services de la SDC de M’Chedallah, pour le raccordement de leurs foyers à l’électricité. Mais rien n’a été fait à ce jour. «Nous nous sommes déplacés à plusieurs reprises au niveau de cette agence, pour réclamer l’alimentation de nos foyers en énergie. Nous attendons toujours que ces services daignent prendre en charge notre demande», confie notre interlocuteur. Selon ce dernier, le raccordement ne demande pas beaucoup d’investissements : «Il suffit d’une dizaine de mètres de câbles électriques et d’un support pour assurer l’alimentation», indique-t-il. Et d’ajouter : «Je suis même prêt à mettre la main à la poche et contribuer à l’achat d’un câble, pour peu que les services de la SDC se manifestent et procèdent à la pose de compteurs». En sus du courant électrique, le quartier fait face à d’autres carences ayant ont fait l’objet d’un rapport remis aux responsables locaux. Le mois dernier, les habitants de ce quartier ont été reçus par le chef de cabinet du wali à qui ils ont exposé leurs doléances. Si le problème d’eau a été résolu depuis, ce n’est pas le cas des autres insuffisances relevées, dont le raccordement au courant électrique. Ces habitants, qui disent ne demander que le minimum vital, attendent toujours une réaction des pouvoirs publics.
D. M.
