Les habitants des différentes localités relevant de la commune d’Ahnif continuent de broyer du noir à cause de toutes les carences et autres insuffisances constatées dans presque tous les domaines. Le village Bouremal en est l’un des exemples édifiants. Cette bourgade rustique est peuplée par environ 1 000 habitants, lesquels sont assujettis à un cadre de vie en deçà des espérances. Même si ce patelin est traversé par le CW11, qui communique entre la RN5 et le CW24 traversant la commune d’Ath Leksar, il n’en demeure pas moins qu’il est en proie à l’enclavement, à cause du manque de transport de voyageurs. Il est établi que la région de Tamellaht n’est pas suffisamment desservie par les transporteurs, qui d’ailleurs se comptent sur les doigts d’une main, à cause, estiment-ils, du caractère « non-rentable » de ce secteur dans cette région charnière de la commune d’Ahnif. Le village de Bouremal, qui se trouve à moins de 10 km du chef-lieu communal, se débat dans des déficits criants, comme le manque d’extension du réseau de l’assainissement, la pénurie de l’eau potable sur les réseaux de distribution et d’autres carences comme l’éclairage public. Néanmoins, il est à déplorer aussi la situation peu enviable du secteur de la jeunesse et des sports dans ce village reculé. En effet, les espaces de loisirs et de culture manquent cruellement dans cette bourgade, où les jeunes s’ennuient énormément et sont livrés à l’oisiveté. Même s’il existe une aire de jeu et un stade aménagé de façon artisanale, il n’en demeure pas moins qu’ils sont vétustes et non équipés. A l’image de l’aire de jeux située dans ce patelin, laquelle est tombée en désuétude. Cet équipement ne sert plus de lieux de jeux, car il est en pleine dégradation et exposé aux aléas de la nature. Quant au stade, son terrain n’est pas vraiment fait pour la pratique du football, car impraticable et plein d’aspérités.
Y. Samir
