Le désormais ex-portier du MC Bouira, Farès Belkerouche, qui a signé à l’US Biskra, parle de son regret de voir les clubs de la wilaya de Bouira patauger dans les divisions inférieures.
La Dépêche de Kabylie: Avant tout propos, qui est Fares Belkerouche ?
Fares Belkerouche : Je suis originaire de Bouira, résidant au quartier populaire de Oued D’hous, j’ai 26 ans,. J’ai rejoint le MC Bouira en catégorie minimes où je suis resté durant deux saisons, soutenu par l’entraîneur Sid Ali Ouadi de l’école El Charika, qui n’a pas cessé de m’orienter et de m’aider, notamment pour rejoindre le centre de formation de Aïn Benian où j’ai passé deux années a apprendre les facettes de joueur comme gardien de but. Ce fut une expérience passionnante, mais pénible en même temps, car il fallait beaucoup travailler et surtout rester concentré, sous la houlette des enseignants du centre, notamment cheikh Abdelkader Soltani, à qui je tiens à rendre hommage, et avec qui j’ai beaucoup appris et amélioré mes capacités de gardien de but et avoir plus confiance en moi.
Parlez-nous de vos débuts comme joueur professionnel ?
Ma première expérience fut au sein de l’USM Alger, en tant que cadet, entraîné alors par Meftah (Tchico), c’est là que j’ai fait mes débuts et j’y suis resté une seule saison. Par la suite, j’ai rejoint le Paradou AC, où j’ai évolué en catégorie Junior, là aussi je suis resté une seule saison, puis ce fut le début d’une autre aventure, qui m’a conduite à Bordj Bou Arreridj, où j’ai signé avec le club de la ville, le CABBA, comme espoir, j’ai passé trois saisons, avant de rejoindre le CA Batna, avec qui on a réalisé l’accession en ligue Une professionnelle en saison 2015/2016, et malheureusement la relégation la saison d’après.
Aujourd’hui, vous avez décidé de changer de club. Comment avez-vous opté pour l’US Biskra, était-ce l’unique proposition ?
Non, pas du tout. Après la fin de la saison, marquée par la relégation du CAB, je voulais changer d’air, d’autant que j’étais libre, sans contrat. J’avais plusieurs contacts et offres, à l’instar de la JSM Skikda, l’ASM Oran, l’ASO Chlef, le MO Béjaïa, mais j’ai finalement opté pour l’US Biskra, où j’ai signé pour deux saisons suivant les conseils de mon manager.
Que pensez-vous des clubs de Bouira qui n’arrivent plus à sortir du lot et à émerger pour évoluer dans un palier supérieur ?
Sincèrement, cela fait mal au cœur, que ce soit pour le MCB, le MBB ou les autres clubs de la wilaya. Pourtant, tous les ingrédients sont réunis pour faire une bonne équipe qu’il faudrait propulser pour se hisser au palier supérieur, et pourquoi pas en ligue Une professionnelle, d’autant que Bouira compte plusieurs joueurs pétris de qualités qui ont commencé dans un club de Bouira et ont fait ou font toujours le bonheur d’autres clubs à l’instar de Djediat Laamouri de Sour El Ghozlane, et aujourd’hui Salhi Yacine MO Béjaïa, Bessayeh JSM Béjaïa, Chehati qui a rejoint le RC Kouba,… Il faut noter que la wilaya de Bouira, du point de vue de sa géographie et disponibilité des infrastructures sportives mérite d’avoir une équipe qui évolue au palier supérieur. S’il y a un projet sérieux dans cette optique à l’avenir, je serai le premier à offrir mes services.
M’hena A

