23ème anniversaire de la mort de Mustapha Bacha – Tassaft Ouguemoun commémore son fils

Le 23e anniversaire de la disparition du militant de la démocratie et de la cause berbère Mustapha Bacha a été commémoré, hier, en son village natal Tassaft Ouguemoun, dans la commune d’Iboudraren, à environ 40 km au Sud-est du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou.

La cérémonie a été empreinte d’une grande émotion, en présence de la famille du défunt, de ses amis et compagnons de combat, des militants politiques de différentes générations, ainsi que beaucoup d’autres anonymes. Plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées pour l’occasion sur la tombe du défunt, après avoir observé une minute de silence en sa mémoire. Il s’agit là de celle de la fondation Mustapha Bacha, déposée «symboliquement» par le duo Ouahab Aït Menguellet, maire de Tizi-Ouzou et le député Nordine Aït Hamouda. La deuxième celle de la délégation MPA fortement représentée sur les lieux, à travers des membres de son conseil national qui ont fait le déplacement d’Alger, à leur tête Idir Benyounès, des membres de la coordination de wilaya de Tizi-Ouzou et de la section locale d’Iboudraren. Le RPK, l’association Amousnaw, le comité du village Tassaft, la fondation Amirouche Ait Hammouda ont, tour à tour, déposé des gerbes de fleurs. Une délégation de la direction de la culture a également déposé une gerbe de fleurs au carré des martyrs du village. Le moment fort de la commémoration fut les prises de paroles des amis et des compagnons de combat du regretté Bacha. Les intervenants étaient unanimes sur ce que représentait le personnage, sa conviction et son engagement. Premier à prendre la parole, le fils du colonel Amiroucche, Nordine Ait Hamouda, lui aussi issu de la même région, a souligné la présence des vrais amis du militant disparu qui veulent, selon lui, poursuivre le combat, sans oublier de tacler les absents qu’il a traité de «photocopies non légalisées». Ouahab Aït Menguellet, de son côté, a mis en exergue «le combat identitaire» qu’a mené Mustapha Bacha, pour la dignité et la démocratie, en évoquant les sacrifices de l’homme et le devoir de mémoire que chacun doit honorer aujourd’hui. Un des amis et compagnon de combat du défunt, faisant le déplacement de Béjaïa pour l’événement, en l’occurrence Djamel Fardjellah, a retracé la genèse de sa connaissance avec le défunt. Certains ont mis en évidence l’aspect humain de l’homme qu’était Bacha. C’est le cas du député de Béjaïa Benadji. Khaled Boumediene, quant à lui, a parlé de son courage et sa détermination. Par ailleurs, à la Zaouïa du village, une waâda a été offerte à la mémoire du défunt.

Kamela Haddoum.