De part et d'autre de la RN15, à l'entrée de la commune de Chorfa, des monticules d'ordures ménagères infestent les lieux.
Les bourgades de Togi et Amzaourou, traversées par cette route à grande circulation, n’échappent pas à ce triste décor, fait de dépotoirs qui jalonnent cet axe routier. Les déchets ménagers mis dans des sacs poubelles, « enflent » chaque jour, a-t-on constaté. Selon des sources de la municipalité, «le ramassage des ordures ne se fait pas ces derniers temps de façon régulière, d’où l’apparition de ces monticules de détritus» qui enlaidissent les lieux. Sur les accotements d’une part, et sur les trottoirs d’autre part, des amas de détritus sont entassés en attente d’être débarrassés. Mais leur ramassage tarde à se faire, d’où l’inquiétude des riverains. «Cela fait des jours que les ordures ne sont pas ramassées. Notre localité est complètement oubliée par les pouvoirs publics. Pourtant, Togi n’est pas un hameau isolé, il est traversé par la RN15, donc il est facilement accessible aux agents communaux et leurs engins de nettoiement. Hélas, en dépit de cela, ils sont irréguliers dans leurs missions envers ces endroits», déplore un habitant de la bourgade de Togi, située à 5 km du chef-lieu communal de Chorfa. Il est aussi à «regretter l’agression de l’environnement par les déchets en tous genres dans cette commune de Chorfa», dit-on également. A l’image de l’oued Tiksiridène, qui passe par les localités de Togi et Amzaourou, où les berges sont envahies par les ordures et autre débris des constructions. Cette rivière, qui est actuellement à sec à cause de la sécheresse, est transformée, malheureusement, en dépotoir à ciel ouvert, recevant chaque jour des amas de déchets. «Seule une déchetterie ou mieux, un centre d’enfouissement technique (CET) pourrait freiner la pollution à grande échelle dans notre commune», préconise un habitant de Chorfa-centre.
Y. Samir

