L’inquiétude des éleveurs et des vendeurs de poulets

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Depuis, éleveurs et vendeurs sont inquiets car aucun délai n’est prévu pour leur permettre de reprendre leurs activités. Effectivement, c’est le désarroi.“Sous d’autres cieux, quand de telles décisions sont prises, immédiatement, des solutions sont trouvées. Chez nous, jusqu’à présent, rien n’est fait. On attend les contrôles, mais en vain. On ne sait vraiment pas combien de temps il faudra pour la levée de cette mesure”, nous a confié un éleveur de la région sous le sceau de l’anonymat. Aujoud’hui, personne ne peut vendre aucun poulet, surtout que la psychose s’est installée après cette interdiction ainsi que les conformations données à propos des oiseaux trouvés morts. De leur côté, les vendeurs qui n’ont aucune autre activité ne savent plus quoi faire.Depuis que nous vendons ces volailles, aucun client n’a réclamé”, ont-ils affirmé. D’ailleurs, nous achetons les poulets auprès des éleveurs connaisseurs qui entourent leur élevage de toutes les précautions possibles.Les éleveurs nous ont fait savoir que depuis cette interdiction ils n’ont reçu aucune visite des services concernés. “Vraiment c’est le statu quo”, a dit un revendeur. Autre chose à signaler : le prix du poulet, qui avait atteint, peu avant le confinement de la volaille, un prix très bas, a subi tout de même chez les bouchers une hausse sensible, même constat au niveau des restaurants : 400 dinars au lieu de 350 dinars pour un poulet rôti.En tout cas, ni les arguments des uns ni ceux des autres ne peuvent quand-même lever une telle mesure car la santé publique passe avant toute autre considération.Il est temps aussi que tout le monde se conforme à la réglementation. Dans tous les villages, la décision est appliquée à la lettre. A ce sujet, on sait qu’après les appels, de nombreuses familles n’ont pas seulement confiné leurs poules, mais qu’elles les ont carrément abattues et enterrées.

Amar Ouramdane

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