S. Ait Hamouda
L’université algérienne n’a pas fini de manger son pain noir. Bête blessée, elle traine la patte, la tête baissée ne sachant ni quoi faire, ni comment le faire, pour quitter la 2341e place là où elle est classée actuellement et se placer plus avant, comme une grande université digne de l’Algérie. Au départ, on nous disait que le classement est fait en fonction des publications, et comme elle ne publie pas grand-chose, elle est en queue de peloton, mais trêve de tergiversations et soyons honnêtes, appelons les choses par leurs noms, cette position ne représente pas entièrement les performances de l’université algérienne, pire elle constitue une contre-performance et une tare aux éléments incompréhensibles d’une structure universitaire qui se cherche une place au soleil. Bien qu’en ce moment, il ne manque pas de soleil. Il ne manque que l’espoir de voir notre antre du savoir qui ne suit pas la mesure des universités du monde. Réduite à ses proportions congrues d’unité de recherches et d’études, elle se réveille, sans tambour ni trompette, pratiquement à la dernière place du classement. Mutatis Mutandis, tout semble entrer dans la fonctionnalité, dans la normalité, dans les canons scientifiques de Mecque de la philosophie, de la littérature et tutti quanti. Rien ne peut remplacer l’enseignement supérieur, dès lors que la pédagogie est dispensée globalement et dans le détail par des professeurs, des maîtres de conférences et des maîtres assistants dont la compétence ne souffre aucun doute et dont l’aura, incontestable ne peut être remise en cause par personne, surtout pas par leurs collègues d’ailleurs. Nous avons des enseignants calés et plus, alors comment se fait-il que le classement soit si passable ? Certainement, c’est dû au fait que nous ne publions pas assez dans les revues scientifiques du monde. Mais nous aurions à rendre des comptes aux étudiants et aux Algériens du niveau en baisse de notre sanctuaire du savoir et de la connaissance. Rien ne vaut la notion de l’enseignement supérieur qu’à l’aune des règles universelles amplement admises.
S. A. H.
