Comptant un lycée, deux CEM et huit écoles primaires, la municipalité d’El-Esnam est plutôt bien lotie dans le domaine de l’éducation. Toutes les écoles sont raccordées au gaz et bénéficient de rénovation régulière.
Aussi, elles disposent toutes de cantines scolaires, hormis l’école d’Ath Makaci. C’est ce qu’affirme Ahmed Hellal, maire de la commune, qui déplore un problème de terrain pour l’aménagement d’un réfectoire pour les élèves de cette école : «J’espère que pour cette année, avec l’aide de l’inspecteur des cantines, on trouvera un logement que l’on pourra aménager. Je précise, tout de même, que les élèves sont nourris sur place (à l’école) mais pas dans ce qu’on appelle une cantine scolaire. C’est un aménagement sommaire propre, sous un préau, qui sert de lieu de restauration», confie l’édile communal. A propos du pallier du moyen, M. Hellal ne désespère pas de trouver une solution à un autre problème de taille, pour implanter un troisième CEM dans la localité : «Nous espérons bénéficier d’un autre CEM prochainement afin de résorber la surcharge des classes des autres établissements existants. Le site existe dans le POS et c’est une ferme vouée à être démolie qui recevra le projet», indique-t-il. Cependant, force est de constater que le futur CEM risque de tarder de voir le jour au train où vont les choses. Pis encore, il n’est pas certain que ce projet aboutisse un jour. En effet, l’étude du site, réservé à cet effet dans le POS, se trouve obsolète avec les dernières décisions émanant du ministère de l’Agriculture : «Nous avons des hangars et la ferme qui appartient aux EAC. Mais avec la dernière loi, on ne peut pas toucher à leurs biens ni a leurs propriétés. Les terrains de ces EAC sont à l’intérieur du PDO et nous n’avons pas le droit de construire. Les services de l’agriculture ont bloqué tous les projets. A propos de ces hangars qui défigurent le paysage, j’ai saisi les différents walis qui se sont succédé en leur demandant l’attribution une décision de démolition, car, dans le POS, en plus du CEM, la construction de 150 logements est aussi prévue. Je n’ai pas le droit de démolir les biens des EAC, c’est leur patrimoine. Les walis interpellés m’ont tous répondu favorablement et sont tous partis sans avoir délivré l’autorisation de démolition en question. C’est dommage, d’autant que cela donne une mauvaise image aux cités qui entourent ces hangars», déplore encore M. Hellal. Par ailleurs, il est à noter que, dans ces hangars, se trouvent des troupeaux d’ovins et de bovins parqués. Les odeurs qui s’en dégagent ne sont pas sans incommoder les riverains, surtout en cette période de grandes chaleurs. Tant que ces hangars et fermes ne sont pas démolis, la construction du nouveau CEM est fortement compromise, de même pour les logements attendus avec impatience, depuis plusieurs années, par les habitants d’El-Esnam.
Hafidh Bessaoudi

