Le feu ravage le maquis de Tazrout

Partager

Avec le mercure qui a grimpé encore avant-hier, plusieurs départs de feux de forêts ont été signalés ici et là dans la région de Draâ El-Mizan.

Sur les hauteurs de la ville, au lieu-dit « Les Derdiche » dans le versant de Tazrout, pas moins de quatre hectares de broussailles et d’arbres fruitiers, dont des figuiers et d’oliviers sont partis en fumée. Le feu s’est déclaré dans l’après-midi. Si la mobilisation citoyenne a été grande, les sapeurs-pompiers de l’unité de Draâ El-Mizan n’ont ménagé aucun effort. Certes, il n’a pas été facile aux pompiers d’arriver dans les champs, mais ils ont dirigé de fort belle manière la lutte contre les flammes en mettant un cordon de sécurité autour des habitations. Ce n’est pas la première fois que des incendies ravagent les maquis de cet endroit. Pratiquement chaque été, des départs de feux ont été signalés dans cette contrée boisée. Il est à noter que, n’était-ce l’intervention rapide des secouristes, la surface ravagée serait plus importante, eu égard aux autres maquis sis dans le même périmètre. Les habitants de ces hameaux ont passé la journée avec la peur au ventre, surtout après qu’ils eurent entendu que dans d’autres régions de la wilaya, à l’exemple de la commune d’Ait Yahia Moussa, en plus de la mort d’une personne, des dizaines d’autres ont tout perdu : maisons, cheptels, ruches… «Ce n’est pas encore fini parce que l’été est encore long. On redoute d’autres feux car on est encore à la mi-août. Même au mois de septembre, il y a eu toujours de telles catastrophes», relève un oléiculteur de Tazrout. «Si des citoyens n’ont pas encore nettoyé autour de leurs maisons, qu’ils le fassent le plus vite possible et qu’ils évitent aussi d’incinérer leurs fumiers ou autres herbes fauchées lorsqu’il fait chaud, en évitant aussi les journées où le vent souffle fort. La vigilance est de mise», conseille un membre de l’association des « Tellache » sise dans le même versant.

Amar Ouramdane

Partager